
Selon certains analystes, la capitale serbe la plaque tournante du trafic de cocaïne européen.
°âąÂ°âąÂ°âąÂ°âąÂ°
EXTRAITS
Tout commence par une saisie record de cocaĂŻne en Roumanie. C’Ă©tait il y a cinq jours, dans le delta du Danube, tout prĂšs de la mer Noire. Dans une embarcation chavirĂ©e, la police dĂ©couvre plus d’une tonne de cocaĂŻne presque pure en provenance directe, Ă priori, de Colombie.
Pour la police roumaine, la saisie est complĂštement inhabituelle, tout comme le reste de l’affaire, et les soupçons se portent aussitĂŽt sur le voisin de l’ouest, la Serbie.
L’autre Ă©vĂ©nement notable, c’est la mort trĂšs suspecte il y a quelques jours d’un ressortissant serbe Ă Medellin, l’ancien fief de Pablo Escobar.
Et ce Serbe n’est pas n’importe qui : c’est un certain David Vidakovic, frĂšre de Milos Vidakovic, un truand assassinĂ© en 2013 Ă Budva au MontĂ©nĂ©gro. Or l’assassinat de Budva Ă©tait allĂ© de paire avec une autre exĂ©cution, cette fois Ă Belgrade en 2013, celle de Nikola Bojovic, le frĂšre du chef du clan de Zemun, la banlieue de
Belgrade.
Milos Vidakovic a Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© en 2013, mais son frĂšre est mort ces jours-ci en Colombie. Depuis cinq ans, il y a eu 98 meurtres de style mafieux en Serbie et au MontĂ©nĂ©gro, et la raison en serait la lutte entre les clans serbes et montĂ©nĂ©grins pour le contrĂŽle du trafic europĂ©en de la cocaĂŻne. Des enquĂȘtes ont dĂ©jĂ montrĂ© que des Serbes ou des MontĂ©nĂ©grins approvisionnaient la Hollande, c’est-Ă -dire la plaque tournante du trafic pour le nord de l’Europe.
Mais pour les experts locaux des rĂ©seaux de crime organisĂ©, il ne fait aucun doute que l’ordonnateur de l’opĂ©ration est Ă rechercher Ă Belgrade.
0000