Pour avoir dĂ©noncer depuis plus de 30 ans l’incurie des diffĂ©rentes rĂ©galiennes en charge de la lutte anti-narcotrafic, jâattends avec impatience de connaitre cette rĂ©forme qui devrait ĂȘtre prĂ©sentĂ©e au PrĂ©sident de la RĂ©publique et qui devrait enfin permettre une meilleure approche de la problĂ©matique « drogue ».
La question est de savoir si toutes les rĂ©galiennes seront invitĂ©es dans cette rĂ©unification? La DNRED et ses Ă©chelons, les attachĂ©s de la Douane Ă l’Ă©tranger, la Gendarmerie et sa connaissance des territoires, la PJ, la DGSI, les « Cyberservices », le TRACFIN et l’OCRTIS. Quid des agents infiltrĂ©s? Quid des aviseurs? Quid des indics?
On lit dans Le Monde de ce jour que lâOffice central antidrogue va remplacer lâactuel Office central pour la
rĂ©pression du trafic illicite des stupĂ©fiants, dont le fonctionnement a fait lâobjet de polĂ©miques. Il aura pour mission de centraliser toutes les informations.
Il aura fallu plus dâun an pour que le projet se dĂ©cante. La rĂ©forme des services chargĂ©s de la lutte contre le trafic de drogue, dont les derniers dĂ©tails ont Ă©tĂ© fignolĂ©s lors dâune rĂ©union interministĂ©rielle fin mai, devrait ĂȘtre prĂ©sentĂ©e dans les jours qui viennent au prĂ©sident de la RĂ©publique, selon les informations du Monde.
Sur le modÚle de ce qui a été fait avec la DGSI
De nombreuses entités travaillent aujour
dâhui sur la lutte contre les stupĂ©fiants : lâOffice central pour la rĂ©pression du trafic illicite des stupĂ©fiants (lâOcrtis, qui dĂ©pend de la police judiciaire), les sĂ»retĂ©s dĂ©partementales, la DNRED des douanes, les sections et brigades de recherche des gendarmes⊠le SNDJ (Douane judiciaire).
Le tout plus ou moins en lien direct avec les magistrats des juridictions interrégionales spécialisées (JIRS).
Une multitude dâacteurs qui opĂ©raient parallĂšlement, trop souvent en concurrence, prĂȘts Ă se balancer des peaux de bananes voire Ă monter des ‘chantiers’ aux Ă©quipes ‘concurrentes’.
«LâidĂ©e directrice du plan est de dĂ©cloisonner le fonctionnement des nombreux services qui travaillent sur la lutte contre les stupĂ©fiants et de mieux partager les informations», explique-t-on place Beauvau.
Les ministĂšres de lâintĂ©rieur et de la justice, sous le contrĂŽle de Matignon, ont fini par se mettre dâaccord pour dĂ©signer un nouveau chef de file de la filiĂšre « stup », sur le modĂšle de ce qui a Ă©tĂ© fait avec la direction gĂ©nĂ©rale de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure (DGSI) pour la lutte antiterroriste.
Réécouter NS 55 DNRED, lorsqu’il avait rencontrĂ© François Missen, le prix Albert Londres 1974
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