Six personnes avaient Ă©tĂ© tuĂ©es en aoĂ»t 2007 dans cette ville d’Allemagne, dans le cadre d’une vendetta au sein de la mafia calabraise.
Les corps des six Italiens, ĂągĂ©s de 16 Ă 39 ans et membres d’un des deux clans mafieux de la localitĂ© calabraise de San Luca avaient Ă©tĂ© dĂ©couverts criblĂ©s de balles dans deux vĂ©hicules devant un restaurant italien Ă Duisbourg.
Guerre entre deux clans
Ce massacre Ă©tait, selon les enquĂȘteurs, un nouvel Ă©pisode d’un cycle de reprĂ©sailles aprĂšs l’assassinat le jour de NoĂ«l 2006 de Maria Strangio (33 ans), cousine de Giovanni Strangio et Ă©pouse de Giovanni Nirta, chef d’un des deux clans s’affrontant Ă San Luca (les Nirta-Strangio contre les Pelle-Vottari).
Giovanni Strangio.
Le principal accusĂ©, Giovanni Strangio, avait Ă©tĂ© considĂ©rĂ© par la justice italienne comme l’organisateur et l’un des exĂ©cutants de la tuerie de Duisbourg, tandis que les sept autres condamnĂ©s Ă la rĂ©clusion Ă perpĂ©tuitĂ© Ă©taient impliquĂ©s dans les autres meurtres.
A l’Ă©poque, le magistrat italien Salvatore Boemi, disait: « Ce jour-lĂ , vous vous ĂȘtes enfin rendu compte que ce cancer n’est pas que l’affaire des Italiens, mais la vĂŽtre, aussi ! » insistait-il dans son bureau blindĂ© de Reggio.
Boemi, vingt-trois ans de vie sous escorte, le disait et le redisaitt : « Au fond, Duisbourg a Ă©tĂ© un espoir pour nous. Pour faire comprendre que notre combat national doit ĂȘtre portĂ© au niveau EU-RO-PĂ©-EN et qu’il faut harmoniser la lĂ©gislation. »
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