par AngĂ©lique CLĂRET, le 20 juin 2019 Ă 21h38
Il avait fui son premier procĂšs, devant le tribunal correctionnel de Vannes, et avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© au Maroc, en juin 2018. Ă 31 ans, ce pĂšre de cinq enfants a fait appel du jugement le condamnant Ă huit ans de prison, pour trafic de stupĂ©fiants en rĂ©cidive et blanchiment. Le procĂšs se tenait Ă Rennes, ce jeudi.Roberto Blanchedent en est certain : les dĂ©s sont pipĂ©s. Son sort serait dĂ©jĂ rĂ©glĂ©. La police vannetaise tiendrait lĂ son ennemi numĂ©ro 1. Les mĂ©dias locaux suivraient, en adoptant le mĂȘme langage. Mais « oĂč est le baron de la drogue ?, questionne-t-il devant ses juges, presque agressif et un poil provocant. Un baron de la drogue a des immeubles et desFerrari. » Lui est inconnu de lâadministration fiscale et ne perçoit aucun salaire, depuis plus de dix annĂ©es.
Ses seuls gains seraient ceux des jeux de hasard. Le trentenaire se dit passionnĂ© de paris sportifs. « Jâai misĂ© 100 ⏠une fois et jâai gagnĂ© 19 000 ⏠», dĂ©posĂ©s sur le compte bancaire de sa compagne, mĂšre de ses cinq enfants.
Son train de vie ne laisse toutefois aucun doute, pour lâaccusation. Sa montre de luxe ? « Offerte par un joueur de football », rĂ©pond lâappelant. Le Range Rover et le scooter T-Max ? « Pas Ă moi. » Et de rĂ©pĂ©ter : « Je mâappelle Roberto Blanchedent. La police vannetaise ne mâaime pas, câest tout. » Son casier judiciaire est rempli de treize condamnations. La cour dâappel rendra sa dĂ©cision le 19 septembre 2019.
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