Faudra-t-il privatiser la lutte contre la drogue?
L’année 2019 a déjà explosé tous les records en matière de saisies de cocaïne. Le 6 mai, 600 kilos venus d’Uruguay dans un Gulfstream immatriculé M-FISH ont été interceptés sur le parking du Casino de Bâle, la plus grosse prise jamais effectuée sur territoire suisse. Le 17 juin, les douanes américaines ont saisi près de 20 tonnes à Philadelphie sur un navire de la compagnie genevoise MSC en route vers Rotterdam – l’une des plus grosses prises de l’histoire. Depuis janvier, 44 tonnes ont été saisies dans le port d’Anvers, l’une des principales portes d’entrée de la drogue en Europe.

Saisie de 4,5 tonnes de cocaïne à Hambourg, cet été.
Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.
Au mieux, selon Europol, les autorités ne découvrent que 15% des quantités qui circulent effectivement sur le marché. «Je suis dans la lutte contre la drogue depuis 14 ans mais je n’ai jamais vu de telles quantités de cocaïne,
affirme un analyste d’Interpol. Cela me fait peur. Il y a tout simplement trop d’argent à gagner avec ce trafic.»
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