Par Marc Fievet
Ces mesures auraient dû être prises il y a 20 ans face au marché de cette époque là .

Aujourd’hui, cette apparente avancĂ©e ne permet avant tout que de zapper les derniers « exploits » de la DNRED et du dĂ©funt OCRTIS que la Gendarmerie ne put que constater, mais le contentieux existant inter services ne disparaĂ®tra pas sur ordres. La judiciarisation des affaires de services spĂ©ciaux n’aura permis que de les affaiblir et de provoquer replis et retenues et qu’aujourd’hui, des dalloziens se retrouvent aux manettes pour cadrer la lutte anti-stups est une aberration que seuls des stratifs et autres penseurs mamaouchis pouvaient envisager.
Certes, des efforts ont Ă©tĂ© faits au niveau des contrĂ´les sur l’entrĂ©e et la circulation des stups, bien que les rĂ©sultats très souvent brandis comme des prouesses par les ministres de tutelle des diffĂ©rentes rĂ©galiennes ne sont le fruit que de l’augmentation des flux d’approvisionnement et en aucun cas d’une amĂ©lioration de la performance des services. Dans le mĂŞme temps, le ministre GĂ©rald Darmanin continue de fermer des BSI (Brigade de surveillance intĂ©rieure de la Douane) et n’augmente pas de façon consĂ©quente les effectifs de la CELTICS (Cellule de lutte contre le trafic illicite par containers) alors qu’il est reconnu que ce moyen de transport permet l’introduction en Europe et en France de tonnage très important. Il est admis que l’ensemble des services n’interceptent que 15 % des drogues illicites consommĂ©s.
Que penser de l’Objectif n°3 qui sera d’accroĂ®tre la lutte contre l’économie souterraine en neutralisant les circuits de blanchiment du trafic de stupĂ©fiants?
Que je sache, le TRACFIN, créé par Michel Charasse, existe….sauf qu’il faut ĂŞtre autorisĂ© Ă donner des signalements Ă ce service…qui n’aime pas qu’on lui impose des mesures Ă prendre et n’hĂ©sita pas Ă licencier et faire condamner Ă de la prison un de ses agents dans l’affaire Cahuzac.

Un ‘fait d’armes’ du directeur du TRACFIN Ă l’Ă©poque, l’ex procureur Jean Baptiste Carpentier.
Depuis, cet agent « lanceur d’alerte » a Ă©tĂ© repris par la Douane et cultive le silence imposĂ©.
Bon, le TRACFIN…, c’est pas le top du top au niveau de la rĂ©activitĂ©, mais on se dit qu’on pourra compter sur les ex DG de la Douane française qui se succĂ©dent au poste d’inspecteur gĂ©nĂ©ral au sein d’HSBC….pour signaler les dĂ©rives de ce puissant groupe du secteur bancaire...

Que nenni, circulez, y a rien Ă voir!
Avec la mesure 8, on apprend que les Ă©quipes en charge de l’analyse des cybertrafics seront renforcĂ©es…Mais ces promesses seront elles tenues?

Effectivement on a laissĂ© le deal se dĂ©velopper en France sous diffĂ©rentes formes; d’abord celui de proximitĂ© par l’extension des zones de non droit, et aujourd’hui par le deal via les rĂ©seaux sociaux qui prend une ampleur, chaque mois qui passe, plus importante. Les cyberservices (cyber Douane et cyber Gendarmerie) qui sont en charge ont des effectifs qui ne correspondent absolument pas aux besoins pour que l’efficacitĂ© soit au programme.
Attendra-t-on 20 ans pour réagir?

Après vĂ©rifications, des comptes twitter qui diffusent des offres de livraisons ventes de toutes sortes de drogues continuent d’exister et il est facile de constater que les suiveurs de ces comptes augmentent jour après jour.

Seules des réponses automatiques de la cyber Gendarmerie confirment le signalement alors que la Cyber Douane de la DNRED est aux abonnés absents.
BLANCHIMENT
Le crime organisé français est très présent dans le blanchiment d’argent, “avec une adaptation à la mondialisation et des montages financiers sophistiqués pour blanchir, notamment en Corse (casinos, hôtels)”. Le rapport du Sirasco indique également que “75 % des infractions statistiquement considérées sont liées à la criminalité organisée française, le quart restant étant commis par des ressortissants étrangers le plus souvent liés à des organisations criminelles étrangères”.
L’objectif n° 4 qui propose de renforcer la saisie des avoirs criminels et la Mesure 29 qui envisage la systĂ©matisation des enquĂŞtes patrimoniales…C’est bien, mais ça ne va pas totalement satisfaire le bien connu Fabrice Rizzoli qui lutte pour que tous les biens saisis aux mafieux et autres grands dĂ©linquants soient directement mis Ă disposition des associations qui viennent en aide aux handicapĂ©s, Ă la transition Ă©cologique aux jeunes en recherche d’emplois, Ă l’insertion professionnelle et Ă l’ESS.
La loi « EL Hairy » pourrait ĂŞtre dĂ©finitivement votĂ© en 2020
« Crim’HALT se réjouit du vote à l’unanimité de la proposition de loi de la députée El Hairy visant l’amélioration de la trésorerie des associations jeudi 28 novembre 2019, montrant ainsi le soutien inconditionnel du pouvoir législatif à l’initiative portée par Crim’HAL
En effet, cette proposition de loi, à son article 4, stipule que les immeubles confisqués aux criminels puissent être mis à disposition, à titre gratuit, des associations d’intérêt général, des fondations d’utilité publique et des foncières agissant dans l’intérêt général. Après un vote à l’unanimité au mois de mars par l’Assemblée nationale et au mois de juillet au Sénat, le texte est revenu devant les députés. Voté à l’unanimité, il doit faire un retour au Sénat en 2020 pour un vote conforme.
A suivre donc! Je ne doute pas que Fabrice Rizzoli sera très attentif!
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Certaines mesures comme la 35 et la 48 resteront de l’encre sur du papier, car je ne vois pas du tout le Maroc dĂ©noncer ses ressortissants et se priver de la manne que reprĂ©sente le H pour le PIB du pays.
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En conclusion, s’il y a bien une offre c’est qu’il y a une forte demande!
La question la plus difficile à résoudre est: pourquoi les gens se droguent et comment lutter contre ce phénomène.
« Les drogues ne rĂ©solvent pas les difficultĂ©s liĂ©es Ă la prĂ©caritĂ©, Ă la violence, au chĂ´mage ou Ă l’isolement. Elles ne sont que paradis artificiel suivis le plus souvent par une descente aux enfers lorsqu’il y a un retour Ă la rĂ©alitĂ©.«
Et plus les hommes se droguent, plus les États se renforcent en accumulant ces lois liberticides sous prĂ©texte de mieux encadrer le monde des malfaisants….
Mais de cela, personne n’en parle.
Quand aux sources (agents infiltrĂ©s et indics), rien de concret, alors qu’elles sont Ă l’origine de la quasi totalitĂ© des affaires de stups!
Dormez en paix, bonnes gens, tout baigne pour le narcobusiness!
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Tarir la demande est la seule solution pour lutter efficacement contre le narcotrafic et son économie souterraine.
Tarir la demande commence par agir sur les futurs clients potentiels que sont les adolescents et les jeunes adultes.
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