OFAST
Pas un mot sur les douaniers de la SURV… ni sur la DNRED. Pas un mot sur la narcodistribution via Snapchat, Wathsapp et Twitter! Pas un mot sur les actions menĂ©es par les cybergendarmes et les cyberdouaniers! Ăa commence bien !
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Des dealers de drogue sont installés place du commerce, à Nantes, le long de la ligne de tramway.
OUEST FRANCE
En France, le marchĂ© de la drogue est estimĂ© Ă un peu plus de trois milliards dâeuros par an. 80 % des rĂšglements de compte sont liĂ©s aux trafics de stupĂ©fiants.Â
Pour mener la lutte contre les trafiquants, le gouvernement a créé un nouvel organisme, lâOfast (lâOffice anti-stupĂ©fiants) qui remplace lâOcrtis, dont la rĂ©putation a Ă©tĂ© entachĂ©e par de rĂ©centes affaires liĂ©es notamment aux liens quâil entretenait avec ses informateurs.
Le nouvel office a vocation Ă faciliter le partage des renseignements et une meilleure coopĂ©ration des services dâenquĂȘte.
Il est dirigé par Stéphanie Cherbonnier qui dresse un état des lieux des trafics de stupéfiants durant cette période de confinement.
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EXTRAIT
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Avec le confinement gĂ©nĂ©ralisĂ©, lâacheminement des stupĂ©fiants en France a-t-il Ă©tĂ© stoppé ?
Ces filiĂšres nâont pas Ă©tĂ© assĂ©chĂ©es mais ont Ă©tĂ© mises Ă mal. Concernant la rĂ©sine de cannabis, les routes qui partent du Maroc et qui transitent par lâEspagne sont fermĂ©es et concernant la cocaĂŻne, le vecteur aĂ©rien est quasi Ă lâarrĂȘt, le transport par mules (N.D.L.R. : individus transportant des sachets de drogues in corpore ou en valises) est donc mis Ă mal.
Ces filiĂšres dâapprovisionnement nâont-elles pas trouvĂ© dâautres moyens ?
Dâabord, dâautres vecteurs subsistent tels que lâarrivĂ©e des conteneurs dans les ports : au Havre, Ă MarseilleâŠÂ Autre vecteur Ă surveiller de prĂšs : le fret routier, notamment pour lâimportation de rĂ©sine de cannabis.
Outre lâacheminement, les rĂ©seaux de distribution des drogues doivent aussi ĂȘtre perturbĂ©sâŠ
De nombreux points de deals, lĂ oĂč sâeffectuaient les transactions, ont fermĂ© ou pour le moins ont Ă©tĂ© dĂ©sorganisĂ©s. Et pour cause. Un rassemblement de personnes, en pleine pĂ©riode de confinement, attire vite lâattention des forces de lâordre. Vendeurs et consommateurs sont actuellement perturbĂ©s.
Par exemple ?
Pour Ă©couler leurs stocks et effectuer moins de dĂ©placements, ils vont sans doute vouloir vendre leurs produits en plus grosses quantitĂ©s et refuser les petites ventes. Nous avons aussi un Ćil sur les colis postaux, les livraisons Ă domicileâŠ
Les forces de lâordre sont trĂšs mobilisĂ©es par la surveillance des rĂšgles de confinement. Ont-elles encore le temps dâenquĂȘter sur les trafics de stupĂ©fiants ?
La lutte contre les trafics de stupĂ©fiants reste un domaine prioritaire, sinon ce serait mettre Ă mal le travail engagĂ© ces derniers mois : le plan national de lutte contre les trafics des stupĂ©fiants et la mise en place de lâoffice anti-stupĂ©fiants créé en dĂ©but dâannĂ©e. En pĂ©riode de crise, si les trafiquants de stupĂ©fiants sâadaptent, les services Ă©galement.
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