Patrick Andro et Virginie Lagarde, du ComitĂ© des pĂȘches du FinistĂšre, ont travaillĂ© avec la gendarmerie pour dĂ©velopper des outils contre les addictions. LP/Nora Moreau
C’est un sujet presque tabou en Bretagne, rĂ©gion la plus maritime de France, et quand on l’Ă©voque, c’est Ă demi-mot : la question de l’addiction aux drogues dures et Ă l’alcool dans le milieu de la pĂȘche.
Le ComitĂ© des pĂȘches du FinistĂšre (CDPMEM29) vient de signer avec la gendarmerie du dĂ©partement une convention visant Ă sensibiliser les jeunes gĂ©nĂ©rations en formation, mais aussi les personnels dĂ©jĂ actifs. Une façon pour les professionnels de la pĂȘche de rĂ©duire le risque d’accidents et d’Ă©viter de stigmatiser le milieu. Pour les autoritĂ©s, c’est aussi une maniĂšre de lever le voile sur un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ© oĂč se « dĂ©mocratise » de plus en plus la consommation de stupĂ©fiants.
« C’est de la bonne, elle arrive tout droit de Santa-Marta, celle-lĂ . »
La scĂšne se passe prĂšs d’un bistrot de Douarnenez (FinistĂšre), oĂč une fĂȘte bat son plein. Quand on lui demande comment il s’est procurĂ© le pochon de cocaĂŻne qu’il prĂ©tend dĂ©tenir, Tim (le prĂ©nom a Ă©tĂ© changĂ©), 35 ans, marin-pĂȘcheur qui revient d’une campagne de plusieurs semaines en pĂȘche au large, ne s’en cache pas : « C’est par un pote de Paris. Rien Ă voir avec le boulot. Non, au boulot, on ne dĂ©conne pas avec ça. Quand je prends ce genre de trucs, c’est vraiment Ă terre, avec mes potes. »
Il y a de quoi sourire quand on connaĂźt la rĂ©alitĂ© de ce qui se passe dans le paysage breton. Depuis des annĂ©es, l’alerte a Ă©tĂ© donnĂ©e… pas besoin de se dĂ©placer Ă un quelconque salon surtout quand les gendarmeries des dĂ©partements bretons savent parfaitement ce qui se passe et tout ce qui n’est pas dĂ©voilĂ© aux français.
Quand les mafias des pays de l’Est sont confortablement installĂ©es en Bretagne !
Attention ! il y a des hommes qui veillent pour « Ă©touffer » les affaires….
Pas de « vague », normal, on est en Bretagne.
Ainsi soit-il ! Les bateaux de « pauvres pĂȘcheurs » restent au large et oui ! parfois la cargaison est douteuse. Cependant, pas de « pĂȘche miraculeuse » mais il y aurait de gros poissons Ă prendre dans les mailles des filets de la douane !
Qui pour contrĂŽler ? personne !
Et puis, il serait intĂ©ressant de se pencher sur l’Ă©conomie locale disons souterraine car quelques petites bourgades bretonnes ne survivent qu’au travers des trafics divers et variĂ©s.
Alors au fil du temps, y-a-t-il une volontĂ© rĂ©elle et sĂ©rieuse pour les « ministres en poste » d’Ă©radiquer ce flĂ©au de la drogue ? j’en doute. Ces sinistres « ministres » ou ministres « sinistres » devraient arrĂȘter de prendre les français pour des imbĂ©ciles car nous ne sommes pas dupes !
A. de la ChauveliĂšre
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