
Le trafic de drogue ne cesse de se recomposer, dâemprunter de nouvelles routes, dâutiliser de nouveaux supports. DâoĂč la nĂ©cessitĂ©.pour les forces de sĂ©curitĂ© de se rĂ©former Ă leur tour, dâadopter un fonctionnement plus horizontal et de renouer le contact avec une population exaspĂ©rĂ©e.
Une transformation que nous explique Samuel Vuelta-Simon, ancien procureur de Bayonne (oĂč il sâest occupĂ© des affaires de terrorisme basque), aujourdâhui contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral de la police, chef-adjoint de lâoffice anti-stupĂ©fiant (OFAST), agence totalement rĂ©novĂ©e dans un plan national de lutte contre les stupĂ©fiants.
On a constaté que les zones de production tendent plutÎt à augmenter dans le monde.
C’est vrai pour le pavot en Afghanistan, pour la feuille de coca dans les Andes, en Colombie et au PĂ©rou. C’est vrai aussi pour certaines parties d’Afrique du Nord, oĂč le cannabis est cultivĂ©.
NĂ©anmoins, je ne doute pas que ces pays-lĂ fournissent un effort pour lutter contre les trafics et rĂ©duire leurs productions.Le lancement de ce plan contre les stupĂ©fiants de l’automne dernier, en 2019, c’est une nouveautĂ© car les trois ministres de l’Ă©poque (Justice, IntĂ©rieur, Economie et Finances) se sont mis d’accord, sur un plan anti-drogue dans lequel a Ă©tĂ© créé lâOfast, une structure inter-agences interministĂ©rielles pour lutter contre les trafics, c’est ça la premiĂšre grande nouveautĂ©.
