FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Dijon): le maire François Rebsamen a tenu Ă  dĂ©noncer ce lundi 14 septembre la vente de «cette drogue qui pourrit les quartiers»

Invitant à «ne pas se leurrer», le maire de Dijon François Rebsamen  a tenu à dénoncer ce lundi 14 septembre la vente de «cette drogue qui pourrit les quartiers».
Des points de vente qui font l’objet de missions de la police nationale qui attend toujours les renforts promis par le Premier ministre en juillet dernier. Le premier Ă©dile anticipe que «les vingt postes de policiers seront affectĂ©s Ă  la voie publique». Pourtant, selon nos informations, une partie d’entre eux pourraient ĂȘtre orientĂ©s vers les renseignements territoriaux.

«Il y a des points de vente de drogue»

«Je souhaite que la police nationale démantÚle ces lieux de vente de drogue» a lancé François Rebsamen. Le maire de Dijon avait été plusieurs fois interpellé sur le sujet par des habitants lors des réunions sur le thÚme de la sécurité.

«Il y a des points de vente de drogue, faut pas se leurrer» a martelĂ© François Rebsamen avant de se lancer dans une cartographie des points chauds dijonnais : la Maison du Tram en contrebas du jardin Darcy, la rĂ©sidence Debussy situĂ©e avenue Jean-Baptiste-Greuze prĂšs du parc de la ColombiĂšre, l’avenue du Drapeau et «peut-ĂȘtre Ă  Stalingrad».

Missions de sécurisation de la police nationale

Le guide de la drogue Ă  Dijon correspond justement Ă  des points oĂč les policiers sont rĂ©cemment intervenus pour des missions de sĂ©curisation ou de lutte contre les trafics de stupĂ©fiants sur rĂ©quisition du procureur de la RĂ©publique de Dijon : la Maison du Tram le 23 juillet, le quartier Greuze le 10 septembre ainsi que les quartiers Junot, Drapeau, Blanqui et des GrĂ©silles le 14 septembre justement.

Plusieurs personnes ont été interpellées, certaines ont été verbalisées dans le cadre de la nouvelle amende forfaitaire délictuelle de 200 euros (lire notre article) et des saisies de drogue ont été effectuées.

Prévention, dissuasion et sanction

Durant les dĂ©bats du conseil municipal, Emmanuel Bichot, prĂ©sident du groupe d’opposition Agir ensemble pour Dijon, a demandĂ© «la mise en place d’une police municipale renforcĂ©e» et «une police mĂ©tropolitaine des transports». Ce Ă  quoi François Rebsamen a rĂ©pondu que «la police municipale n’a pas Ă  rĂ©gler les problĂšmes de grande dĂ©linquance, de criminalitĂ© ou de trafics de drogue».

L’Ă©lu socialiste a rappelĂ© son approche de la lutte contre la dĂ©linquance qui «commence par la prĂ©vention tant que nĂ©cessaire et la sanction dĂšs que possible». «L’Ă©ducation spĂ©cialisĂ©e dans les rues» Ă©tant vue comme le moyen de faire de la prĂ©vention. François Rebsamen a renvoyĂ© la balle dans le camp du conseil dĂ©partemental de la CĂŽte-d’Or dont le prĂ©sident de la majoritĂ© LR-UDI «a supprimĂ© totalement la prĂ©vention spĂ©cialisĂ©e».

Si François Rebsamen aspire Ă  augmenter les effectifs de la police municipale, effectifs qui sont parfois difficiles Ă  recruter (lire notre interview de la premiĂšre adjointe), il souhaiterait surtout voir dans les rues «des policiers nationaux qui soient chargĂ©s de la lutte contre la drogue et c’est cette drogue qui pourrit les quartiers et qui rend la vie des gens insupportable».

Les magistrats ne sont pas assez nombreux

AprĂšs la prĂ©vention par l’Ă©ducation spĂ©cialisĂ©e, aprĂšs la dissuasion par la prĂ©sence policiĂšre, «il faut de la sanction» a lancĂ© François Rebsamen tout en prĂ©cisant l’avoir dit au ministre de la Justice lors de sa venue Ă  Dijon (lire notre article).

Souhaitant se diffĂ©rencier des critiques de l’extrĂȘme-droite sur la justice, l’Ă©lu socialiste a pris de soin de prĂ©ciser que «les magistrats ne sont pas assez nombreux parce qu’on a jamais donnĂ© les moyens Ă  la justice d’ĂȘtre suffisamment Ă©quipĂ©e». Ce qui explique que «les dossiers sont reportĂ©s un an aprĂšs et, un an aprĂšs, la sanction n’a plus aucun sens». Une tirade applaudie dans les rangs de la majoritĂ© municipale.

Jean-Christophe Tardivon

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