IRAN đŸ‡źđŸ‡·: les ravages de la drogue

Dans les parcs publics de Téhéran, les jardiniers ramassent tous les matins, non pas les feuilles mortes,
mais des victimes d’overdose ou des prostituĂ©es en train de vendre leur corps pour acheter une dose de crack.

Un paysage apocalyptique dans le Parc Kassan, au sud de TĂ©hĂ©ran : un sol couvert de seringues usĂ©es et des junkies dĂ©foncĂ©s sur tous les bancs, les joues creuses la bouche ouverte, les yeux rĂ©vulsĂ©s. Le procĂ©dĂ© de consommation le plus courant est Khoun-bazi, jeu de sang : on s’injecte une dose, on retire le sang de
la mĂȘme veine pour se le rĂ©injecter immĂ©diatement.

Selon les deux jeunes spĂ©cialistes interrogĂ©s, c’est l’effet garanti.

Selon l’Onu, l’Iran a la plus grande population d’hĂ©roĂŻnomanes et d’opiomanes au monde, estimĂ©e entre 5 et 6 millions de droguĂ©s.

Parmi ces toxicomanes, 16% Ă  21% sont des consommateurs de drogues injectables. Sida ou non, les mĂȘmes seringues usagĂ©es se partagent les bras couverts de plaies.

Environ 10% des drogués sont des femmes.
Celles-ci doivent immanquablement se prostituer pour se procurer leur dose d’hĂ©roĂŻne ou autres drogues injectables.

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Différents types de drogue

La cigarette

Les Iraniens consomment actuellement quelque 60 milliards de cigarettes par an.
Khamenei, le guide suprĂȘme de l’Iran montre le bon exemple.

Ce toxico écrit sur son site internet : « Conformément à la jurisprudence chiite, chaque musulman doit obéir aux ordres du wali al-faqih ».

En d’autres termes, chaque musulman doit obĂ©ir Ă  ses ordres.

 

L’alcool

Le produit le plus vendu par les pharmaciens iraniens est l’alcool Ă  90°. Apparemment, il ne sert pas qu’Ă  dĂ©sinfecter les plaies.

Résine de cannabis

Le Hashish est la drogue des mystiques, des poĂštes et des illuminĂ©s. Selon eux, « le Hashish est un don de Dieu car il apaise tous les dĂ©sirs et rend indiffĂ©rent Ă  toutes les choses du monde. C’est bien cela : il procure
le contentement. Vous pourriez placer une montagne d’or devant un hashashi – non seulement au moment oĂč il fume, mais n’importe quand – il ne bougera mĂȘme pas son petit doigt. Le hashish tue la peur et rend l’homme brave comme un lion. Et si un homme dĂ©passe la crainte, il dĂ©passe Ă©galement le danger… » raconte un consommateur.

L’opium

C’est la drogue traditionnelle des perses, celle des vieux sages et leurs fameuses pipes d’opium.

Voici le tĂ©moignage de Muhammad Asad, dans son livre « Le chemin de la Mecque lorsqu’il visita la ville de Kirmanshah :« Dans une maison de thĂ©, quelques hommes de la classe ouvriĂšre Ă©taient assis sur des nattes, peut-ĂȘtre des artisans, des manƓuvres ou des caravaniers, serrĂ©s autour d’une cuve de fer remplie de charbons ardents. Ils faisaient circuler parmi eux deux pipes Ă  longs tuyaux avec des fourneaux ronds de porcelaine. L’odeur douceĂątre de l’opium Ă©tait dans l’air. Ils fumaient en silence. Chaque homme prenait quelques bouffĂ©es profondes et passait la pipe Ă  son voisin. Et alors je constatai ce que je n’avais pas observĂ© auparavant : en trĂšs grand nombre les gens fumaient l’opium, certains publiquement, d’autres moins. Le boutiquier dans sa niche, le fainĂ©ant sous la porte cochĂšre d’un caravansĂ©rail, le chaudronnier dans son atelier pendant un moment de rĂ©pit : tous fumaient, tous avaient le mĂȘme visage absent, un peu fatiguĂ©, qui regardait un espace vide avec des yeux ternes …Dans tout le bazar des vendeurs offraient des pavots frais et verts Ă  gros boutons que l’on consommait apparemment sous cette forme, ce qui reprĂ©sentait une maniĂšre relativement douce de prendre l’opium. MĂȘme les enfants en mangeaient les graines dans les embrasures de portes et aux coins de rues. Deux ou trois de ces enfants se partageaient cette friandise avec des Ă©gards d’adultes les uns envers les autres, sans Ă©goĂŻsme puĂ©ril,
mais non plus sans joie ou vivacitĂ© enfantine. Mais comment en aurait-il Ă©tĂ© autrement ? DĂšs leur Ăąge le plus tendre, on leur donnait Ă  boire une lourde dĂ©coction de graines de pavot chaque fois qu’ils pleuraient et importunaient leurs parents. Quand ils avaient grandi et commençaient Ă  flĂąner dans les rues, les limites entre la quiĂ©tude, la lassitude et la gentillesse Ă©taient dĂ©jĂ  effacĂ©es en eux. Et je sus alors ce qui m’avait tant impressionnĂ© quand je considĂ©rai pour la premiĂšre fois les yeux mĂ©lancoliques des Iraniens : c’Ă©tait le signe d’une destinĂ©e tragique. J’eus le sentiment que l’opium leur appartenait de la mĂȘme maniĂšre qu’un sourire souffrant appartient au visage d’une personne qui souffre. Cela faisait partie de leur gentillesse, de leur lassitude intĂ©rieure ; cela faisait mĂȘme partie de leur grande pauvretĂ© et de leur grande frugalitĂ©. Ce n’Ă©tait pas tant l’expression d’un vice, mais peut-ĂȘtre Ă©tait ce pour eux aussi une aide. Une aide contre quoi ? Étrange pays de questions… »

La CocaĂŻne et l’HĂ©roĂŻne

Ces drogues sont consommĂ©es par les jeunes iraniens. Elles sont apparues sur le marchĂ© lorsque les Talibans afghans avaient arrĂȘtĂ© la production d’opium dans les annĂ©es 2000.

Crystal Meth

C’est la drogue qui provoque la dĂ©fonce totale pour les toxicos durs d’Iran. Il est fait Ă  partir de la mĂ©thamphĂ©tamine pure Ă  80%. C’est un euphorisant et il se prĂ©sente comme du verre brisĂ©. Il provoque des
pertes de dents, une inflammation de la peau, une léthargie (vie au ralentie), une perte de poids, des hallucinations et la paranoïa.

Les principales causes qui amĂšnent les Iraniens Ă  consommer de la drogue sont:

La pauvreté: 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Le chĂŽmage: 25% des iraniens sont au chĂŽmage. L’ennui de la jeunesse et le manque d’espĂ©rance en une vie meilleure.
Éclatement familial (mariage temporaire, mise au monde d’enfants non dĂ©sirĂ©s, vagabondage des orphelins, mise Ă  la porte des adolescents droguĂ©s par leurs propres familles, divorces, filles fugueuses…) Baisse de la pratique religieuse de l’ensemble de la sociĂ©tĂ© iranienne
« Vous n’avez pas de travail, vous n’avez pas de famille, vous n’avez pas de distraction. » raconte un droguĂ© Iranien « Pour quelques heures au moins on oublie tout. »

Officiellement, les trafiquants de drogues sont pendus en Iran.

Mais pour beaucoup d’Iraniens, les drogues sont tellement faciles Ă  se procurer qu’il est impossible que le gouvernement des mollahs n’y soit pas mĂȘlĂ©. Il est Ă©galement surprenant que les tarifs chutent Ă  chaque contestation massive du peuple.

La drogue est elle un des leviers aux mains des Ayatollahs pour faire taire le peuple et contenir les protestations ?

On est en droit de se poser la question!

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