GĂ©rald Darmanin a annoncĂ© lâouverture dâune plateforme permettant Ă chacun de signaler Ă la police et Ă la gendarmerie les points de deal Ă proximitĂ© de chez lui.
Un gadget déjà dépassé par le phénomÚne Ubershit
Avec le confinement, les livraisons de drogue Ă domicile se dĂ©veloppent. Il nâest plus besoin ici dâun lieu oĂč se rencontrent dealers et clients.
La livraison Ă domicile est en plein essor depuis le dĂ©but de la crise sanitaire. On a maintenant lâhabitude de se faire livrer ses courses ou son repas⊠Mais saviez-vous que le phĂ©nomĂšne se dĂ©veloppe aussi chez les trafiquants de drogue ? Notamment depuis la mise en place du couvre-feu Ă 18 heures. Ce phĂ©nomĂšne baptisĂ© Ubershit par les forces de lâordre, est une nouvelle forme de dĂ©linquance prise trĂšs au sĂ©rieux notamment par le parquet de Grenoble.
Pour lutter contre le trafic, les enquĂȘteurs se font passer pour des acheteurs.
Lâarticle 230-46 du Code de procĂ©dure pĂ©nale permet aux cyberpatrouilleurs de la police judiciaire et de la section de recherche de la gendarmerie, sous contrĂŽle du procureur de la RĂ©publique, de contacter les trafiquants et de leur commander des stupĂ©fiants. Mais il sâagit dâune action trĂšs dĂ©licate qui ouvre sur de multiples recours en dĂ©faut de procĂ©dure.
La simplification du Code de procĂ©dure pĂ©nale est nĂ©cessaire pour faciliter, dans le respect du droit de chacun, les opĂ©rations de police. Malheureusement, le projet de rĂ©forme de la justice prĂ©sentĂ© cette semaine aux mĂ©dias par la garde des Sceaux, nâen prend pas le chemin.