Hausse du trafic de drogues en Guinée
La hausse des saisies de cocaĂŻne et de haschich fait redouter que le pays ne redevienne une zone de transit.
La hausse des saisies concerne toute lâAfrique de lâOuest mais, ces derniers temps, plusieurs hauts gradĂ©s de la police et de la gendarmerie guinĂ©enne ont Ă©tĂ© impliquĂ©s. La derniĂšre saisie importante est intervenue le 16 mars dernier dans un port artisanal de Conakry. En lâespace de quelques semaines, des opĂ©rations de saisies de drogue ont Ă©tĂ© faites par les services de sĂ©curitĂ© en plusieurs endroits de Conakry, la capitale. Des forces de lâordre chargĂ©es de saisir de la drogue en ont dissimulĂ©, indiquent certains personnes mises en cause.
Plusieurs gendarmes et policiers ont Ă©tĂ© mis en cause et, selon le commissaire divisionnaire de police, le Colonel Mohamed Mazo MansarĂ©, porte-parole des Services SpĂ©ciaux Ă lâOffice Central Anti-Drogue (OCAD), des hauts gradĂ©s sont actuellement en prison Ă la maison centrale de Conakry.
Selon lui, « Ă lâheure quâil est, il y a au moins sept officiers de la police et de la gendarmerie qui ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©s. Toutes les dispositions sont prises pour que tous ceux qui seront impliquĂ©s dans cette commission dâinfraction soient interpellĂ©s et dĂ©fĂ©rĂ©s devant les autoritĂ©s judiciaires compĂ©tentes. Câest ce quâon a fait, les premiers Ă©lĂ©ments qui ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©s sont de la police et de la gendarmerie. »
Lâimplication des forces de sĂ©curitĂ© dans le trafic de drogue inquiĂšte les acteurs de la sociĂ©tĂ© civile. Câest le cas de la plate-forme guinĂ©enne pour la lutte contre la drogue.