
Lors de leur premiĂšre confĂ©rence de presse mardi, leur porte-parole, Zabihullah Mujahid, a affirmĂ© que les nouvelles autoritĂ©s ne transformeraient pas le premier producteur mondial dâopium en un vĂ©ritable narco-Ătat.Â
« Nous assurons Ă nos compatriotes et Ă la communautĂ© internationale que nous ne produirons pas de stupĂ©fiants« , a dĂ©clarĂ© Mujahid Ă Kaboul.Â
« Ă partir de maintenant, personne ne sera impliquĂ© (dans le commerce de lâhĂ©roĂŻne), personne ne pourra ĂȘtre impliquĂ© dans la contrebande de drogue« , a-t-il ajoutĂ©.
Reste Ă confirmer!
Souvenons-nous que les Talibans avaient tentĂ© d’Ă©radiquer les champs de pavot en Ă©dictant une fatwa en ce sens en juillet 2000. La production avait alors chutĂ© de 90%.
Vingt ans aprĂšs leur dĂ©part, les Talibans reprennent le contrĂŽle d’un pays oĂč la culture du pavot a reprĂ©sentĂ© en 2017 prĂšs d’un tiers du PIB national.
C’est une autre facette de l’Ă©chec amĂ©ricain. DĂ©terminĂ©s Ă Ă©radiquer la culture du pavot, les Etats-Unis laissent derriĂšre eux un Etat afghan plus dĂ©pendant que jamais Ă l’opium, le latex dont on tire l’hĂ©roĂŻne.
En 2020, le pays comptait 224.000 hectares de pavot, soit une hausse de 37% par rapport Ă 2019, selon l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (UNODC)
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