Extraits de l’article Ă©crit par Gerard Feldzer
L’industrie de la drogue reprĂ©sente une vĂ©ritable multinationale planĂ©taire, oĂč le transport joue un rĂŽle clĂ©. Dans le jeu du chat et de la souris que se livrent les trafiquants avec les douaniers, le moyen de transport reprĂ©sente un point nĂ©vralgique oĂč frapper.Â
Face aux enjeux financiers et Ă lâamĂ©lioration constante des techniques de saisie des douanes, les trafiquants redoublent d’ingĂ©niositĂ© pour passer toujours plus de marchandises en limitant les risques qu’elles soient interceptĂ©es et de capture de passeurs. Les services des douanes doivent donc ĂȘtre prĂȘts Ă constamment se remettre en cause pour s’adapter Ă une menace toujours en Ă©volution.
Un trafic qui ne connaĂźt pas la crise
Pour Ronan Boillot, directeur national des garde-cĂŽtes des douanes:
« Les saisies depuis le dĂ©but de lâannĂ©e sont trois fois supĂ©rieures Ă celles qui ont Ă©tĂ© faites en 2020. Nous avons saisi Ă ce stade 2,3 tonnes de cocaĂŻne et 4,2 tonnes de cannabis.«
En effet, les voies dâentrĂ©e sur le territoire sont multiples, et les douaniers ne peuvent contrĂŽler que 1% des conteneurs entrant sur le territoire français.
(Pour Marc Fievet, des solutions existent, mais les dĂ©cideurs se refusent Ă les mettre en Ćuvre.)

Les avions sont enfin opérationnels
Pour rĂ©pondre Ă ce dĂ©fi, la douane française, notamment, ne cesse de sâamĂ©liorer… Elle sâappuie dĂ©jĂ sur 7 avions, (enfin compatibles avec les Ă©quipements de surveillance devant ĂȘtre installĂ©s Ă bord et sur la carlingue. Le radar, la boule optronique Ă©quipĂ©e de camĂ©ras haute dĂ©finition et infrarouges, le scanner et les moyens de communication par satellite . En novembre 2016, cinq ans aprĂšs la rĂ©ception du premier appareil, aucun des sept nouveaux avions n’Ă©tait opĂ©rationnel pour les missions prĂ©vues.)⊠et 7 hĂ©licoptĂšres, ainsi que plus dâune trentaine de bateaux, pour permettre lâinterception et le contrĂŽle des navires suspects.
Pour les repĂ©rer, la douane se base Ă la fois sur son expĂ©rience et son instinct, mais aussi sur lâintelligence artificielle pour identifier les trajectoires suspectes.
Une fois Ă terre, de nombreux moyens sont encore disponibles pour contrĂŽler les conteneurs, vecteur principal de lâentrĂ©e de drogue en France. Quand un conteneur est identifiĂ© comme suspect, la douane peut le contrĂŽler grĂące Ă un scanner capable de vĂ©rifier un camion complet, voire un train en marche.
Dans le grand marché de la drogue, les douaniers se sont lancés dans une course poursuite éternelle, face à un marché en constante évolution et à des trafiquants toujours plus imaginatifs.
Mais ils peuvent compter sur leur flair et leur expĂ©rience et ça, mĂȘme le meilleur des robots nâen est pas encore capable !
Sans oublier les innombrables informations remontĂ©es et le travail d’intelligence de la DNRED.
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