En France, que fait Thomas Cazenave, Ă part nous dire et nous rĂ©pĂ©ter que la Douane est prĂ©sente sur tout le territoire, oubliant seulement de prĂ©ciser que les sous-effectifs empĂȘchent une prĂ©sence physique aux frontiĂšres.
Déjà publié le par Marc Fievet
Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilĂ©giĂ© une stratĂ©gie que les autoritĂ©s appellent «à lâintĂ©rieur du chargement», oĂč la cocaĂŻne est camouflĂ©e dans les exportations quotidiennes.
La technique qui consiste de placer ses expĂ©dition de cocaĂŻne au sein de la charge oblige les trafiquants Ă gĂ©rer des sociĂ©tĂ©s Ă©crans, quâils crĂ©ent eux-mĂȘmes ou quâils achĂštent afin de pouvoir ĂȘtre les propriĂ©taires dâentreprises ayant une longue histoire dâexportations propres. Ensuite câest un jeu dâenfants que de cacher la cocaĂŻne dans leurs exportations ostensiblement lĂ©gales.
La plupart du temps, cela consiste simplement Ă fourrer des briques de cocaĂŻne dans des conteneurs, mais dans dâautres cas, les trafiquants ont tout utilisĂ©, des ananas Ă©vidĂ©s aux barils de produits chimiques dangereux, et ont mĂȘme transformĂ© chimiquement la cocaĂŻne pour la dĂ©guiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais.
Quand aux cargaisons de bananes contaminĂ©es par la coke, câest un secret de polichinelle et la fluiditĂ© est le âmaĂźtre motâ gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă Anvers, Rotterdam et dans les ports français !
Le chargement permet donc aux trafiquants dâavoir un contrĂŽle direct sur lâexpĂ©dition. Cependant, depuis que les autoritĂ©s ont commencĂ© Ă enquĂȘter et Ă profiler les entreprises dâexportation Ă la recherche de schĂ©mas suspects, le risque dâinterception a lĂ©gĂšrement augmentĂ©.
Cela a conduit Ă un changement vers la mĂ©thode de rip-off, oĂč les trafiquants Ă©vitent le profilage en ouvrant les conteneurs dâexportations lĂ©gitimes pour expĂ©dier les drogues, puis utilisent des scellĂ©s douaniers clonĂ©s pour dissimuler la falsification. Au dĂ©part, le rip-off Ă©tait pratiquĂ© par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais Ă mesure que cette mĂ©thode gagnait en popularitĂ©, les expĂ©ditions ont augmentĂ© en taille, les transports de plusieurs tonnes Ă©tant dĂ©sormais monnaie courante.
Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminĂ©s car ils attendent dâĂȘtre chargĂ©s, ce qui signifie que les trafiquants doivent accĂ©der aux zones portuaires. Bien quâil y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachĂ©s dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au PĂ©rou, par exemple, le contrĂŽle violent exercĂ© par le gang Barrio King sur les Ă©quipages de dockers lui a permis dâappliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans dâautres cas, les trafiquants nâentrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, oĂč les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour Ă conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors quâils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de LimĂłn.
Des sources dans plusieurs pays affirment Ă©galement que les trafiquants cherchent de plus en plus Ă Ă©viter les risques liĂ©s au profilage en cachant des drogues dans la structure mĂȘme du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaĂŻne dans les cavitĂ©s des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans lâĂ©quipement dâisolation ou de refroidissement des conteneurs rĂ©frigĂ©rĂ©s â appelĂ©s «reefers». Lâutilisation des structures de conteneurs rĂ©duit les risques que les autoritĂ©s dĂ©tectent de faux scellĂ©s douaniers, mais cela nĂ©cessite la complicitĂ© des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contournĂ© ce problĂšme en crĂ©ant des sociĂ©tĂ©s Ă©crans pour altĂ©rer les conteneurs, comme au Costa Rica, oĂč plusieurs sources ont dĂ©crit comment les trafiquants ont créé une sociĂ©tĂ© dâentretien des conteneurs pour masquer leurs activitĂ©s.
Les autoritĂ©s ont rĂ©pondu Ă la montĂ©e en puissance de ces mĂ©thodes de trafic par lâutilisation de scanners dans les ports, qui sont dĂ©ployĂ©s Ă la fois au hasard et Ă la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au BrĂ©sil, les trafiquants ont rĂ©agi en contaminant des conteneurs dĂ©jĂ inspectĂ©s â les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.
Ce âmodus operandiâ dĂ©pend gĂ©nĂ©ralement dâune corruption importante au sein de lâĂ©quipage. Mais les autoritĂ©s de Guayaquil, en Ăquateur, signalent Ă©galement que des bandes armĂ©es montent maintenant Ă bord des navires et forcent les Ă©quipages Ă prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsquâils traversent les eaux dâautres pays, des sources signalant que lâĂ©tat de FalcĂłn au Venezuela est un point chaud particulier. Pour lâinstant, les autoritĂ©s sâattaquent Ă cette mĂ©thode de trafic Ă lâaide de lâappareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou sâarrĂȘte soudainement, une alarme retentit.
Les trafiquants, cependant, explorent dĂ©jĂ de nouvelles options, nâayant quâun seul objectif: lâefficacitĂ©!
Dans le mĂȘme temps, en France, on continue de rĂ©flĂ©chir et de se refiler le dossier de ministĂšres en ministĂšres puis de services en services pour savoir si lâon va Ă©quiper nos ports de systĂšmes performants de contrĂŽles qui existent!
Que du bonheur pour les narcos qui savent pouvoir compter sur le pinaillage et les luttes intestines des administrations françaises pour les laisser continuer Ă exporter des cargaisons de drogues et aujourd’hui d’armes.
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