FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Marseille) : « Pas de consommateurs, pas de dealers », affirme la ministre Sabrina Agresti-Roubache

La secrĂ©taire d’Etat en charge du plan Marseille en grand se positionne en faveur d’une politique plus rĂ©pressive contre les consommateurs et les trafiquants de drogues.

La secrĂ©taire d’Etat Ă  la CitoyennetĂ© et Ă  la Ville, chargĂ©e du plan Marseille en grand, Sabrina Agresti-Roubache au SĂ©nat, le 29 novembre 2023. (LUDOVIC MARIN / AFP)
La secrĂ©taire d’Etat Ă  la CitoyennetĂ© et Ă  la Ville, chargĂ©e du plan Marseille en grand, Sabrina Agresti-Roubache au SĂ©nat, le 29 novembre 2023. (LUDOVIC MARIN / AFP)

« Pas de consommateurs, pas de dealers, je n’ai pas changĂ© d’avis », assure, sur France Bleu Provence vendredi 16 fĂ©vrier, Sabrina Agresti-Roubache, la secrĂ©taire d’Etat Ă  la CitoyennetĂ© et Ă  la Ville, chargĂ©e du plan Marseille en grand. Elle veut enclencher le « dĂ©sarmement financier massif » des trafiquants.

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Faire reculer le trafic de drogue, c’est l’un des objectifs du plan Marseille en grand et la ministre souhaite s’attaquer aux consommateurs. « Les habitants vous disent sur le terrain, c’est quand que vous allez enfin vous occuper des consommateurs ? Pas de consommateurs, pas de dealers, je n’ai pas changĂ© d’avis, je viens de lĂ  », assure Sabrina Agresti-Roubache.

+ d’amendes et + de prĂ©vention

Comme le prĂ©sident de la RĂ©publique, elle veut « aller plus fort sur les amendes dĂ©lictuelles », « permettre aux policiers de pouvoir faire payer tout de suite l’amende dĂ©lictuelle », et plaide pour une « responsabilisation » des consommateurs. « Dans le plan que je lance on va parler de prĂ©vention. Ce mot a disparu. Il y a eu une espĂšce de laisser-aller », estime Sabrina Agresti-Roubache.

« Les incivilitĂ©s emmĂšnent aussi aux situations que l’on voit. Chaque acte est important. On ne peut plus continuer Ă  faire comme si ça n’existait pas. »Sabrina Agresti-Roubache, secrĂ©taire d’Etat Ă  la CitoyennetĂ© et Ă  la Ville

Sur les violences Ă  Marseille, la ministre rappelle que le volet sĂ©curitĂ© mobilise « 300 policiers en plus pour Marseille, trois compagnies de CRS en plus pour Marseille, une compagnie de CRS 8 en plus pour Marseille » et que la pression sur les points de deal augmente les tensions entre trafiquants. « La prĂ©fĂšte de police, avec le ministre de l’IntĂ©rieur, ont appliquĂ© une stratĂ©gie du pilonnage. On savait qu’il allait y avoir des effets de bord », reconnaĂźt-elle.

Moins de points de deal, plus de violence

Le pilonnage aboutit Ă  la suppression des points de deal, mais le nombre de victimes de rĂšglements de compte est en augmentation. « Moins 70 points de deal en deux ans sur Marseille intra-muros », se fĂ©licite la ministre. « En faisant cela, les parts de marchĂ© entre dealers se rĂ©duisent, les actes de violence entre trafiquants de drogue augmentent. J’ai demandĂ© au gouvernement d’appliquer une stratĂ©gie courageuse qui est le dĂ©sarmement financier massif des trafiquants de drogue. Parce que si on ne va pas taper lĂ  oĂč ça fait mal, on pourra continuer Ă  en parler et on se redira la mĂȘme chose », conclut Sabrina Agresti-Roubache.

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