FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (administration pĂ©nitentiaire) : les portes sont fermĂ©es, sauf pour les stups

Comment ne pas relire cette lettre adressĂ©e Ă  Thierry COLOMBIE, chercheur associĂ© au CNRS, chargĂ© d’une recherche sur les stratĂ©gies nationales et transnationales des organisations criminelles françaises sous l’égide de l’I.H.E.S.I. sous la direction de Michel SCHIRAY, directeur de recherches  au CNRS-CIRAD/EHESS,  qui n’arrivait pas Ă  obtenir un droit Ă  communiquer avec moi.

Votre courrier du 21 janvier m’informant que vous n’aviez pas encore obtenu l’autorisation de me rencontrer auprĂšs de la cellule de l’A.P., ne fait que dĂ©montrer que la teneur de mon dernier courrier du 25 mars 2004 (RĂ©f : NS55 065-03-VAL-3448), qui vous faisait part de ma non surprise des difficultĂ©s que vous rencontriez pour obtenir le droit Ă  me rencontrer, souhaitĂ© dĂšs le 20 octobre 2003, n’était que la rĂ©alitĂ©. Je vous Ă©crivais alors que la pĂ©nitentiaire jouait avec vous la carte du pourrissement. L’arbitraire de la hiĂ©rarchie pĂ©nitentiaire locale empĂȘtrĂ©e dans ses seuls et uniques soucis de carriĂšre sans vagues fait qu’elle s’opposera toujours Ă  la possibilitĂ© que vous pouviez m’offrir d’aborder avec vous la rĂ©alitĂ© des organisations criminelles globalisantes bien avant la prise de conscience de nos dĂ©cideurs. Il faut prĂ©ciser que nos fonctionnaires sont avant tout des spĂ©cialistes du sur place et de la non-directive, dĂ©montrant un art consommĂ© de renvoyer Ă  d’autres des dĂ©cisions qu’ils sont habilitĂ©s Ă  prendre, ne retrouvant un pouvoir dĂ©cisionnel que pour ouvrir des parapluies, des ombrelles et d’autres parasols, lorsque ce ne sont pas des chapiteaux de cirque qu’ils trouvent alors toujours disponibles pour se protĂ©ger d’éventuelles retombĂ©es tellement nuisibles Ă  une trajectoire parfaite ! Ah ! La carriĂšre ne fait pas bon mĂ©nage avec la vĂ©ritĂ©, autre que l’administrative qu’ils façonnent comme bon leur semble ; dĂ©finitivement, la vĂ©ritĂ© n’est pas leur tasse de thĂ©! 

Depuis, le 18 janvier 2005, j’ai Ă©tĂ© mis dans une zone spĂ©ciale, de type « Guantanamo de probation », donc sans recours, avec un rĂ©gime de dĂ©tention de type « Maison d’arrĂȘt » aprĂšs plus de dix ans de prison et ce, dans le seul but de m’empĂȘcher de pouvoir m’exprimer, ne serait-ce qu’avec ma famille, sur l’ensemble de mon dossier. Les scrupuleux petits engrenages locaux m’ayant comparĂ© au trop cĂ©lĂšbre Carlos, le terroriste, qui avait pu en son temps donner un interview Ă  des journalistes, et gĂ©nĂ©rĂ© des retombĂ©es d’aigreurs ministĂ©rielles pour la hiĂ©rarchie locale du Centre de dĂ©tention de Saint Maur oĂč Ramirez Sanchez Ă©tait incarcĂ©rĂ©, n’ont pu supporter que mon fils soit venu le 15 janvier dernier me poser des questions pour rĂ©pondre Ă  une Ă©quipe d’investigation de la TĂ©lĂ© qui le filma Ă  sa sortie de ce centre de dĂ©tention.  Ils ont supputĂ©, imaginĂ©, pensĂ© et supposĂ© que je pouvais rĂ©pondre directement Ă  un interview journalistique organisĂ©…

Ne seraient-ils capables d’  « intelligence » que pour se protĂ©ger, mais jamais pour rĂ©insĂ©rer!  Donc, je n’ai plus droit qu’à deux appels de dix minutes par semaine sous la bienveillante Ă©coute des fonctionnaires locaux, et, vous comprendrez que je rĂ©serve ceux-ci exclusivement Ă  mon Ă©pouse.

Alors, vous pouvez imaginer, donner Ă  un chercheur du CNRS, parfaitement identifiĂ©, agissant dans le cadre d’une recherche placĂ©e sous l’égide de l’IHESI, le droit Ă  me questionner par une autorisation Ă  me visiter… Ils continueront Ă  la refuser.  C’est plus confortable.

PlutĂŽt que de faire une Ă©tude sur la criminalitĂ© internationale, pourquoi ne pas vous intĂ©resser au narcotrafic Ă©tabli dans les prisons françaises et qui se dĂ©veloppent en toute impunité ? Croyez-moi, le volume de produits illicites qui est nĂ©cessaire pour permettre de satisfaire la consommation de ces centres de dĂ©sinsertion sur l’ensemble du territoire, est impressionnant, mais, lĂ  encore, mĂȘme pour une Ă©tude de ce type,  je pense que vous ne pourrez pĂ©nĂ©trer ces zones interdites !  

Merci de faire savoir Ă  Michel SCHIRAY, votre directeur de recherches au CNRS, la rĂ©alitĂ© des difficultĂ©s insurmontables que vous Ă©prouvez. Patienter plus de 16 mois pour obtenir un droit de visite est un dĂ©lai qualifiable de « soviĂ©tique », mais d’une administration qui  refuse de pratiquer la transparence intra-muros, ce n’est pas surprenant!

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