FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (ADDICTIONS) : c’est quoi exactement la  cocaĂŻne appelĂ©e aussi « ‘blanche, coco, coke, crack, freebase, rock, snowblanche' »

​La cocaĂŻne est une drogue stimulante. Un stimulant rend une personne plus alerte et Ă©nergique. La cocaĂŻne peut Ă©galement procurer une sensation d’euphorie (un « high »).

La cocaĂŻne a Ă©tĂ© isolĂ©e des feuilles de l’arbuste de coca pour la premiĂšre fois en 1860. Les chercheurs ont vite dĂ©couvert que la cocaĂŻne engourdit tous les tissus avec lesquels elle entre en contact, ce qui en faisait un anesthĂ©sique local. De nos jours, les anesthĂ©siques synthĂ©tiques ont en grande partie remplacĂ© la cocaĂŻne.

Dans les annĂ©es 1880, le psychiatre Sigmund Freud a publiĂ© des articles scientifiques dans lesquels il faisait l’éloge de l’effet thĂ©rapeutique de la cocaĂŻne sur de nombreuses maladies comme la dĂ©pression et la dĂ©pendance Ă  l’alcool et aux opiacĂ©s. Par la suite, la cocaĂŻne est devenue largement disponible, lĂ©galement, dans des mĂ©dicaments brevetĂ©s et des boissons gazeuses.

Au fur et Ă  mesure que l’usage de la cocaĂŻne s’est rĂ©pandu, on a commencĂ© Ă  dĂ©couvrir ses dangers. En 1911, le Canada a adoptĂ© des lois limitant l’importation, la fabrication, la vente et la possession de cocaĂŻne. Son usage a diminuĂ© jusque dans les annĂ©es 1970, Ă©poque oĂč elle commença Ă  avoir une rĂ©putation de drogue chĂšre, populaire auprĂšs des cĂ©lĂ©britĂ©s. Le « crack », cocaĂŻne Ă  moindre prix, Ă  fait ses dĂ©buts dans les annĂ©es 1980.

Quelle est la provenance de La cocaĂŻne?

La cocaĂŻne est extraite des feuilles de l’arbuste Erythroxylum (coca) qui pousse sur les pentes des Andes, en AmĂ©rique du Sud. Les habitants du PĂ©rou et de la Bolivie mĂąchent les feuilles de coca pour attĂ©nuer leur faim et leur fatigue, une pratique qui existe depuis au moins 4 500 ans. De nos jours, la plupart du stock mondial de coca vient de la Colombie oĂč ce coca est transformĂ© en cocaĂŻne. Des rĂ©seaux criminels ont une emprise sur le trafic lucratif de la cocaĂŻne.

À quoi ressemble La cocaïne?

Le chlorhydrate de cocaĂŻne, c’est la forme sous laquelle la cocaĂŻne est reniflĂ©e ou injectĂ©e, est une poudre cristalline blanche. Elle est « coupĂ©e » ou mĂ©langĂ©e avec des substances qui lui ressemblent, comme de l’amidon de maĂŻs ou du talc, ou avec d’autres drogues comme des anesthĂ©siques locaux ou des amphĂ©tamines.

AprĂšs traitement chimique des principaux constituants de la cocaĂŻne, il est possible d’en produire des formes pouvant ĂȘtre fumĂ©es. Il s’agit alors de « freebase » et de « crack », qui ressemblent Ă  des cristaux ou Ă  des cailloux.

La cocaĂŻne est souvent prise en mĂȘme temps que d’autres drogues, en particulier l’alcool et la marijuana. La cocaĂŻne et l’hĂ©roĂŻne, une fois mĂ©langĂ©es et dissoutes, produisent un liquide injectable appelĂ© « speedball ».

Quels sont les effets de La cocaĂŻne?

Les sensations induites par la prise de cocaïne dépendent des facteurs suivants :

  • la quantitĂ© absorbĂ©e;
  • la frĂ©quence de consommation et la durĂ©e d’utilisation;
  • la mĂ©thode d’absorption (p. ex., par injection ou par voie orale);
  • l’état d’esprit, les attentes et le milieu ambiant;
  • l’ñge;
  • l’état mĂ©dical ou psychiatrique prĂ©existant;
  • la consommation simultanĂ©e d’alcool ou d’autres drogues (illĂ©gales, sur ordonnance, en vente libre ou Ă  base de plantes).


Les personnes qui prennent de la cocaĂŻne se sentent Ă©nergiques, bavardes, alertes et euphoriques. Elles se sentent plus conscientes de leurs sens : leur ouĂŻe, leur vue, leurs pulsions sexuelles et leur toucher leur semblent plus dĂ©veloppĂ©s. La faim et le besoin de sommeil sont attĂ©nuĂ©s. Bien que la cocaĂŻne soit un stimulant, certaines personnes lui trouvent des effets apaisants, ont l’impression d’avoir une plus grande confiance et maĂźtrise de soi ainsi que d’ĂȘtre plus Ă  l’aise avec les autres. D’autres personnes peuvent se sentir nerveuses, agitĂ©es et incapables de se dĂ©tendre.

Prendre des doses élevées de cocaïne pendant longtemps peut provoquer :

  • des crises de panique;
  • des symptĂŽmes psychotiques comme la paranoĂŻa (sentiment intense de mĂ©fiance, de jalousie ou de persĂ©cution), des hallucinations (voir, entendre, sentir, etc., des choses qui, en rĂ©alitĂ©, n’existent pas) et des idĂ©es dĂ©lirantes (fausses croyances);
  • un comportement excentrique, bizarre et parfois violent.

Chez certaines personnes, l’usage rĂ©gulier de cocaĂŻne peut entraĂźner une tolĂ©rance Ă  ses effets euphoriques, ce qui signifie qu’elles devront prendre des doses de plus en plus fortes pour obtenir le mĂȘme effet dĂ©sirĂ©. Par ailleurs, les usagers rĂ©guliers pourraient Ă©galement dĂ©velopper une plus grande sensibilitĂ© aux effets nĂ©gatifs de la cocaĂŻne comme l’anxiĂ©tĂ©, la psychose (hallucinations, perte de contact avec la rĂ©alitĂ©) et des convulsions.

La cocaĂŻne peut aussi provoquer une accĂ©lĂ©ration de la respiration et des battements de cƓur et faire monter la tension artĂ©rielle et la tempĂ©rature du corps.

Combien de temps dure la sensation?

La durée des sensations éprouvées dépendra de la maniÚre dont la cocaïne est prise :

  • Renifler de la cocaĂŻne produit en quelques minutes un effet qui dure entre 15 et 30 minutes.
  • S’injecter de la cocaĂŻne produit en 30 Ă  45 secondes une montĂ©e d’euphorie (« rush ») qui dure entre 10 et 20 minutes.
  • Fumer de la cocaĂŻne produit en quelques secondes une sensation d’euphorie (« high ») qui ne dure qu’entre 5 et 10 minutes.

AprÚs que son état de « high » disparaßt, la personne peut se sentir anxieuse et déprimée et peut ressentir un besoin intense de reprendre de la cocaïne. Certaines personnes prolongent leur « high » en faisant un usage excessif et continu de cocaïne pendant des heures, voire des jours.

Cette substance crée-t-elle une dépendance?

Oui. Tous les usagers de cocaĂŻne ne dĂ©veloppent pas une dĂ©pendance ; la cocaĂŻne peut toutefois ĂȘtre l’une des drogues dont il est le plus difficile de se sevrer.

Les personnes qui dĂ©veloppent une dĂ©pendance Ă  la cocaĂŻne ne maĂźtrisent pas leur usage. Elles ressentent un besoin intense de prendre de la drogue, mĂȘme lorsqu’elles sont conscientes que cet usage leur cause des problĂšmes mĂ©dicaux, psychologiques et sociaux. Se procurer et prendre de la cocaĂŻne peut devenir leur plus grande prĂ©occupation.

Fumer le crack est la mĂ©thode d’usage la plus ‘accoutumante’ car elle produit des effets rapides, intenses et de courte durĂ©e. Cependant, toute mĂ©thode d’usage de la cocaĂŻne peut entraĂźner une accoutumance. La quantitĂ© de cocaĂŻne consommĂ©e et la frĂ©quence de son utilisation ont un effet sur l’accoutumance.

Si une personne arrĂȘte de prendre de la cocaĂŻne, elle peut avoir l’impression de « s’effondrer ». Lorsque cela se produit, son humeur change rapidement, passant d’un « high » Ă  un sentiment de dĂ©tresse, menant Ă  un Ă©tat de manque intense. Un usage excessif de cocaĂŻne dans le but de maintenir ce « high » entraĂźne rapidement une toxicomanie.

Les symptĂŽmes du sevrage de la cocaĂŻne comprennent, entre autres : Ă©puisement, sommeil prolongĂ© et mouvementĂ© ou insomnies, faim, irritabilitĂ©, dĂ©pression, pensĂ©es suicidaires et dĂ©sir intense de reprendre de la cocaĂŻne. Le souvenir de l’euphorie procurĂ©e par la cocaĂŻne est puissant et entraĂźne un risque rĂ©el de rechute.

Est-ce qu’il y a des dangers liĂ©s Ă  l’utilisation?

Oui. Bien que de nombreuses personnes prennent de la cocaĂŻne de temps Ă  autre sans danger, cette drogue peut ĂȘtre trĂšs dangereuse, qu’elle soit prise une seule fois ou souvent.

  • L’usage de cocaĂŻne entraĂźne un Ă©paississement et une constriction des vaisseaux sanguins, rĂ©duisant ainsi l’alimentation du cƓur en oxygĂšne. En mĂȘme temps, la cocaĂŻne fait travailler davantage les muscles du cƓur, ce qui peut causer des crises cardiaques ou des accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux, mĂȘme chez les personnes en bonne santĂ©.
  • La cocaĂŻne fait monter la tension artĂ©rielle, ce qui peut causer l’éclatement des vaisseaux sanguins affaiblis dans le cerveau.
  • Une personne peut faire une surdose mĂȘme aprĂšs n’avoir pris qu’une petite quantitĂ© de cocaĂŻne. Une surdose peut provoquer des convulsions et une dĂ©faillance cardiaque. Elle peut affaiblir la respiration ou mĂȘme l’arrĂȘter. Il n’existe pas d’antidote contre une surdose de cocaĂŻne.
  • La consommation de cocaĂŻne avec de l’alcool entraĂźne la production de cocaĂ©thylĂšne dans le foie. Ce puissant composĂ© augmente le risque de mort subite en plus du risque associĂ© Ă  l’usage seul de la cocaĂŻne.

Quels sont les effets à long terme de l’utilisation de cette substance?

La cocaĂŻne augmente dans le cerveau le niveau des substances chimiques qui procurent le mĂȘme sentiment de bien-ĂȘtre que lorsque nous mangeons, buvons ou avons des rapports sexuels. Un usage rĂ©gulier de cocaĂŻne peut entraĂźner des changements durables dans ce systĂšme de rĂ©compense du cerveau, ce qui peut amener Ă  l’accoutumance. L’état de manque et les symptĂŽmes psychiatriques peuvent persister mĂȘme si la personne cesse de prendre cette drogue.

L’usage rĂ©gulier de cocaĂŻne sur une longue pĂ©riode est associĂ© Ă  nombre de dangers pour la santĂ© et Ă  des comportements problĂ©matiques. En voici des exemples :

  • Renifler de la cocaĂŻne peut entraĂźner l’infection des sinus et une perte de l’odorat, et peut endommager les tissus du nez et percer le cartilage des narines, Ă  l’intĂ©rieur du nez.
  • Fumer de la cocaĂŻne peut endommager les poumons et engendrer ce qu’on appelle le « poumon du crack ». Les symptĂŽmes comprennent de graves douleurs dans la poitrine, des problĂšmes respiratoires et une tempĂ©rature Ă©levĂ©e. Le « poumon du crack » peut ĂȘtre mortel.
  • S’injecter de la cocaĂŻne peut entraĂźner une infection causĂ©e par une seringue usagĂ©e ou des impuretĂ©s dans la drogue. Le fait de partager des seringues peut Ă©galement occasionner une infection Ă  l’hĂ©patite ou au VIH.
  • L’usage de cocaĂŻne pendant la grossesse peut augmenter le risque de fausse couche et de naissance prĂ©maturĂ©e. De mĂȘme, il peut augmenter le risque de donner naissance Ă  un bĂ©bĂ© ayant un poids insuffisant. Comme les femmes qui prennent de la cocaĂŻne pendant leur grossesse souvent consomment aussi de l’alcool, de la nicotine et d’autres drogues, l’ampleur des effets de la cocaĂŻne sur le bĂ©bĂ© est encore mal connue.
  • L’usage de cocaĂŻne pendant l’allaitement entraĂźne la transmission de cocaĂŻne Ă  l’enfant, ce qui l’expose Ă  tous les effets de la cocaĂŻne et aux risques associĂ©s Ă  celle-ci.
  • L’usage de cocaĂŻne est liĂ© Ă  des comportements risquĂ©s et violents. Il est Ă©galement liĂ© Ă  un faible pouvoir de concentration et Ă  un mauvais jugement, ce qui augmente les risques de blessures et de maladies transmises sexuellement.
  • Un usage chronique de cocaĂŻne peut causer de graves symptĂŽmes psychiatriques comme la psychose, l’anxiĂ©tĂ©, la dĂ©pression et la paranoĂŻa.
  • Un usage chronique de cocaĂŻne peut Ă©galement entraĂźner une perte de poids, la malnutrition, une mauvaise santĂ©, des difficultĂ©s sexuelles, l’infertilitĂ© et la perte de soutiens sociaux et financiers.

Source

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En France đŸ‡«đŸ‡·

Les prioritĂ©s de l’action gouvernementale 

Sont écartés de ces mesures

Les membres du SĂ©nat et de l’AssemblĂ©e, les ministres en poste et la haute hiĂ©rarchie administrative.

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Pour arrĂȘter d’ĂȘtre dĂ©pendant

Améliorer la prise en charge des usagers de cocaïne
Un repĂ©rage prĂ©coce des consommations de cocaĂŻne par un professionnel de santĂ©, ou par tout professionnel socio-Ă©ducatif en contact avec les jeunes, est essentiel pour orienter au plus tĂŽt l’usager vers une prise en charge, souvent complexe, qui repose sur la combinaison d’approches pharmacologiques, psychothĂ©rapeutiques et sociales.

La diffusion des bonnes pratiques de prise en charge auprĂšs des professionnels de santĂ© du premier recours, des spĂ©cialistes et des structures spĂ©cialisĂ©es en addictologie, ainsi que leur appropriation, sont essentielles. Il est Ă©galement important de sensibiliser les cardiologues, rĂ©animateurs, ORL, etc. afin qu’ils Ă©voquent la prise de cocaĂŻne devant certains tableaux cliniques.

Halte soins addictions, un dispositif qui contribue Ă  la rĂ©duction des risques et Ă  l’accĂšs aux soins pour les usagers
La « Halte soins addictions » (HSA) est un espace de rĂ©duction des risques, par usage supervisĂ©, et d’accĂšs aux soins, encadrĂ© par du personnel qualifiĂ© qui permet aux usagers de drogues de les consommer dans des conditions plus sĂ»res, par injection, par voie nasale ou par inhalation.
ConfiĂ©es aux CSAPA ou aux CAARUD, les HSA s’adressent aux usagers de toutes substances psychoactives, ĂągĂ©s de plus de 18 ans, vulnĂ©rables et cumulant les risques.

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