En 2001, le pays a dĂ©criminalisĂ© toutes les drogues, devenant ainsi le premier pays europĂ©en Ă adopter une approche de santĂ© publique Ă l’Ă©gard de leur consommation. Cette loi a marquĂ© une rupture avec les politiques punitives traditionnelles. Au lieu d’être condamnĂ©s, les consommateurs sont dirigĂ©s vers un traitement thĂ©rapeutique et peuvent bĂ©nĂ©ficier d’un soutien Ă long terme.
Cette mesure inédite a été mise en place après une décennie de lutte stérile contre les ravages de l’héroïne. Dans les années 1990, environ 1 % de la population du Portugal était dépendant à ce psychotrope, ce qui a engendré une importante épidémie de VIH contracté par injection.
« Il fallait faire quelque chose, se souvient Miguel Moniz, chercheur Ă l’universitĂ© de Lisbonne. Mettre les gens en prison, leur dire qu’ils ne peuvent pas consommer de drogue, leur interdire d’en prendre… Ces mĂ©thodes très classiques, qu’on retrouve dans la plupart des sociĂ©tĂ©s, n’Ă©taient pas tenables et ne fonctionnaient pas. La situation Ă©tait devenue tellement critique au Portugal, qu’on Ă©tait plus disposĂ©s Ă tenter une mesure qui marquerait le coup. »
En France, sans les lobbyistes inconditionnels de la répression à outrance, tant au sein des régaliennes que parmi le personnel politique, cette exemple aurait dû être suivi depuis longtemps.
Les rĂ©galiennes ne tirent que des avantages de ce combat insensĂ© et totalement contre-productif, par dĂ©jĂ une atteinte facile des objectifs et d’autre part des retombĂ©es financières directes et indirectes qu’offrent cette lutte. J’ai toujours en mĂ©moire que lors d’une opĂ©ration dans laquelle j’Ă©tais le transporteur, la Douane n’avait saisi officiellement que 800 kilos et. 300 kilos avaient Ă©tĂ© revendus pour conforter des fonds rĂ©servĂ©s ou des cagnottes personnelles.
Cet exemple pour illustrer l’expression « tomber du camion » qui malheureusement s’applique trop souvent.
Que ce soit du cash ou des stups! Que des opportunités à ne pas manquer.
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