Cette enquête révèle des pratiques douteuses au sein de l’Ofast, après les révélations d’un personnage essentiel.

Un certain HervĂ©, surnommĂ© « Passe-partout » par les enquĂŞteurs de l’Ofast. C’est un homme Ă tout faire, un serrurier de profession, policier rĂ©serviste. Les enquĂŞteurs font appel Ă lui pour mener leurs opĂ©rations discrètes : ouvrir des portes, changer des serrures, mais aussi installer des camĂ©ras.
« Passe-partout » s’épanche auprès de la hiĂ©rarchie sur certaines pratiques de policiers. Il racontera notamment avoir vu un enquĂŞteur de l’opĂ©ration Trident manipuler un sac rempli de billets Ă la provenance douteuse. Il fait part Ă©galement de pratiques illĂ©gales, notamment des poses de camĂ©ras de surveillance sans la moindre autorisation judiciaire.
Pratiques douteuses
D’après Le Monde, un des chefs de l’Ofast mis en examen a admis l’an dernier que certaines camĂ©ras avaient Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©es sans l’aval de la justice, dans le cadre de l’opĂ©ration « Trident ». Mais l’enquĂŞte rĂ©vèle qu’en l’espace d’un an, « Passe-partout » a posĂ©, pour plusieurs unitĂ©s de l’Ofast, 51 camĂ©ras, 7 balises, 7 micros.
Seulement 16 opĂ©rations ont fait l’objet d’une autorisation. VoilĂ pourquoi les patrons de l’Ofast sont notamment mis en examen pour « complicitĂ© d’atteinte Ă l’intimitĂ© par captation d’images et de paroles ».
0000