D’un cĂŽtĂ© des psychorigides du Dalloz et de l’autre des ‘slalomeurs’ de la procĂ©dure
C’est Le Monde qui nous faisait part du fiasco de lâopĂ©ration « Trident »qui sera Ă lâorigine dâun nouveau scandale national sur les pratiques de la police antidrogue française ? Mardi 22 juillet, comme lâa rĂ©vĂ©lĂ© Le Parisien, une perquisition menĂ©e par les « boeufs-carottes » a visĂ© les locaux du siĂšge de lâOffice anti-stupĂ©fiants (Ofast), chef de file de la lutte antidrogue en France, situĂ©s Ă Nanterre. LâopĂ©ration, planifiĂ©e dans le plus grand secret par la division nationale des enquĂȘtes de lâIGPN, a notamment visĂ© deux fonctionnaires de lâOfast, dont un commandant de police. Leurs ordinateurs professionnels ont Ă©tĂ© saisis, et leurs bureaux comme leurs domiciles perquisitionnĂ©s.
C’est dans LibĂ©ration qu’aujourd’hui Emmanuel Fansten aborde la vaste affaire «Trident» qui secoue la PJ marseillaise
Nicoals H., proche du patron dĂ©chu de la lutte antidrogue François Thierry, mais finalement blanchi, le commandant divisionnaire Nicolas H. vient dâĂȘtre mutĂ© de son poste Ă lâOffice antistupĂ©fiants. Connu pour sa gestion de trĂšs gros informateurs, il a fait lâobjet le 22 juillet dâune double perquisition.
Aucune photo publique nâexiste de lui, mais parmi les initiĂ©s, Nicolas H., 63 ans, est considĂ©rĂ© comme lâune des figures les plus emblĂ©matiques de la PJ. Un homme qui fait le pont entre les Ă©poques et les gĂ©nĂ©rations sur plus de trois dĂ©cennies de lutte antidrogue. En poste Ă lâOffice antistupĂ©fiants (Ofast, ex-Ocrtis) depuis douze ans, le commandant divisionnaire a passĂ© auparavant une quinzaine dâannĂ©es Ă la brigade des stups de Paris et trois ans au trĂšs secret Service interministĂ©riel dâassistance technique (Siat), chargĂ© notamment des infiltrĂ©s et des informateurs, oĂč il dirigeait le Bureau central des sources.
Un pedigree qui explique Ă lui seul pourquoi les perquisitions menĂ©es le 22 juillet dans son bureau et Ă son domicile, rĂ©vĂ©lĂ©es par le Parisien, ont mis en Ă©moi la haute hiĂ©rarchie policiĂšre. Ces perquisitions sâinscrivent dans le cadre dâune enquĂȘte prĂ©liminaire ouverte Ă la Juridiction nationale de lutte contre la criminalitĂ© organisĂ©e, liĂ©e Ă la gestion trouble dâindics, sur laquelle le parquet refuse de faire le moindre commentaire Ă ce stade.
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Pour mĂ©moire, cette plainte de Robert Dawes du 2âŻavril 2021 pour «âŻfaux en Ă©criture publiqueâŻÂ» et «âŻusage de faux en Ă©criture publiqueâŻÂ» commis par une «âŻpersonne dĂ©positaire de lâautoritĂ© publiqueâŻÂ»â
AprĂšs avoir croupi quatre ans durant dans les tiroirs du tribunal de Nanterre, la plainte du trafiquant de stups Robert Dawes devrait enfin ĂȘtre traitĂ©e. Le Britannique, condamnĂ© Ă vingt-deux ans de prison pour avoir importĂ© plus de 1,3 tonne de cocaĂŻne Ă lâaĂ©roport de Roissy-Charles-de-Gaulle en 2013, a dans son viseur lâex-Office anti-stups, l’OCRTIS et son patron, François Thierry.
Encore de belles heures Ă vivre, pendant que la narcotrafic continue !
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Pour rappel l’affaire Fievet, cet agent infiltrĂ© qui avait portĂ© plainte contre la DNRED de la DGDDI, la DG de la Douane française.
Le non lieu obtenu, blanchissant tout le monde en le blanchissant de toutes actions de narcotrafic, n’a pas permis Ă la DGDDI d’assumer sa responsabilitĂ© en matiĂšre dâinfiltrations des rĂ©seaux.
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