Reportage international

BordĂ©e par une demi-douzaine de communes, la baie espagnole d’AlgĂ©siras, qui fait face Ă la colonie britannique de Gibraltar, est devenue l’un des lieux privilĂ©giĂ©s des narcotrafiquants pour acheminer en Europe le haschisch produit au Maroc.
Nous sommes sur la plage de Palmones, une jolie bourgade d’oĂą l’on peut embrasser toute la baie d’AlgĂ©siras et le rocher de Gibraltar. Ă€ cĂ´tĂ© de nous, Lisardo Capote, le chef du service de vigilance douanière de la rĂ©gion. Il est l’un des meilleurs connaisseurs des circuits par lesquels le haschich arrive sur le littoral espagnol. On est sur la plage principale et Lisardo demande d’imaginer la scène, ici mĂŞme. Elle se dĂ©roule au petit matin. Un speed boat vient d’accoster. Le dispositif est en place pour dĂ©charger des centaines de kilos de drogue.
« Il y a comme un cordon de sĂ©curitĂ© assurĂ© par des adolescents munis d’un tĂ©lĂ©phone portable en cas de problème. Ensuite, il y a un groupe de gens qu’on appelle les « collas » qui dĂ©chargent l’embarcation et mettent sa cargaison dans des vĂ©hicules. En gĂ©nĂ©ral, ce sont des voitures tout terrain qui permettent de transporter de grandes quantitĂ©s de marchandises vers un lieu protĂ©gĂ© », raconte Lisardo Capote.
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