Il ne se passe pas une journĂ©e sans une interpellation »
« Les stupĂ©fiants, c’est la prioritĂ© des prioritĂ©s », martèle le prĂ©fet. « On lutte de manière quotidienne. Il ne se passe pas une journĂ©e sans une interpellation, sans une action des forces de l’ordre. »
En 2025, il y a eu en CĂ´te-d’Or « 13 fusillades, 3 morts, 11 blessĂ©s et 2 tentatives d’homicide », note le prĂ©fet. Depuis fin aoĂ»t, l’agglomĂ©ration dijonnaise a Ă©tĂ© le théâtre de nouvelles fusillades :
- le 26 août, un homme de 22 ans est blessé au bras par des tirs à Chenôve,
- le 4 septembre, un homme de 49 ans est mortellement blessé par un tir devant chez lui, à Marsannay-la-Côte,
- le 7 septembre, deux hommes en buggy sont visés à bout portant par des tireurs en scooter : le conducteur décède, son passager est grièvement blessé (quatre hommes ont depuis été mis en examen dans cette affaire, et contestent les faits),
- le 17 septembre, nouveaux tirs à Dijon : un homme blessé devant chez lui, près de la rue du 26ème Dragons,
- le 21 septembre, la BRI ouvre le feu sur une voiture qui refuse d’obtempĂ©rer et blesse un suspect. Dans cette affaire, cinq hommes sont placĂ©s en garde Ă vue, suspectĂ©s d’avoir fomentĂ© un règlement de comptes.
Selon le prĂ©fet, « tous ces homicides ou tentatives d’homicides sont liĂ©s au trafic de stupĂ©fiants ». Il parle d’une « guerre de conquĂŞte de territoires »Â dans l’agglomĂ©ration dijonnaise, liĂ©e aux opĂ©rations de dĂ©mantèlement des derniers mois. « Les actions des forces de l’ordre viennent troubler le quotidien des trafiquants et cela engandre une guerre de territoires. Il est clair que ces faits d’homicides, ou de tentatives d’homicides, ont pour origine le trafic », rĂ©pète Paul Mourier.
0000