ÉTATS-UNIS  đŸ‡șđŸ‡Č- VENEZUELA đŸ‡»đŸ‡Ș :  NARCOTRAFIC ? Vous avez dit NARCOTRAFIC !

L’invasion du VENEZUELA par les USA.

Merci Ă  Etienne Chouard de nous avoir remis cette analyse pleine de sens !

« La vĂ©ritable raison de l’invasion du Venezuela par les États-Unis remonte Ă  un accord conclu par Henry Kissinger avec l’Arabie saoudite en 1974.

Et je vais vous expliquer pourquoi il s’agit en rĂ©alitĂ© de la SURVIE du dollar amĂ©ricain lui-mĂȘme.

Ni la drogue. Ni le terrorisme. Ni la « démocratie ».

Il s’agit du systĂšme du pĂ©trodollar qui a permis aux États-Unis de rester la puissance Ă©conomique dominante pendant 50 ans.

Et le Venezuela vient de menacer d’y mettre fin.

Voici ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© :

Le Venezuela possÚde 303 milliards de barils de réserves de pétrole prouvées.

Le plus grand du monde.

Plus que l’Arabie saoudite.

20 % du pétrole mondial.

Mais voici ce qui compte :

Le Venezuela vendait activement ce pétrole en yuans chinois, et non en dollars.

En 2018, le Venezuela a annoncé son intention de « se libérer du dollar ».

Ils ont commencé à accepter les yuans, les euros, les roubles, tout sauf les dollars pour le pétrole.

Ils demandaient Ă  rejoindre les BRICS.

Ils mettaient en place des canaux de paiement direct avec la Chine, contournant totalement le systĂšme SWIFT.

Et ils disposaient de suffisamment de pétrole pour financer la dédollarisation pendant des décennies.

Pourquoi est-ce important ?

Car tout le systÚme financier américain repose sur une seule chose :

Le pétrodollar.

En 1974, Henry Kissinger a conclu un accord avec l’Arabie saoudite :

Tout le pĂ©trole vendu dans le monde doit ĂȘtre tarifĂ© en dollars amĂ©ricains.

En Ă©change, l’AmĂ©rique assure sa protection militaire.

Cet accord unique a créé une demande artificielle de dollars Ă  l’Ă©chelle mondiale.

Tous les pays du monde ont besoin de dollars pour acheter du pétrole.

Cela permet aux États-Unis d’imprimer de l’argent Ă  volontĂ© tandis que d’autres pays travaillent pour cela.

Il finance l’armĂ©e. L’État-providence. Les dĂ©penses dĂ©ficitaires.

Le pĂ©trodollar est plus important pour l’hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine que les porte-avions.

Et il existe un schéma récurrent quant à ce qui arrive aux dirigeants qui le contestent :

2000 : Saddam Hussein annonce que l’Irak vendra son pĂ©trole en euros et non plus en dollars.

2003 : Invasion. Changement de régime. Le pétrole irakien est immédiatement reconverti en dollars. Saddam Hussein est lynché.

Les armes de destruction massive n’ont jamais Ă©tĂ© trouvĂ©es car elles n’ont jamais existĂ©.

2009 : Kadhafi propose une monnaie africaine adossĂ©e Ă  l’or, appelĂ©e « dinar or », pour le commerce du pĂ©trole.

Les courriels divulguĂ©s d’Hillary Clinton elle-mĂȘme confirment que c’Ă©tait la raison PRINCIPALE de l’intervention.

Extrait d’un courriel : « Cet or Ă©tait destinĂ© Ă  Ă©tablir une monnaie panafricaine basĂ©e sur le dinar d’or libyen. »

2011 : L’OTAN bombarde la Libye. Kadhafi est sodomisĂ© et assassinĂ©. La Libye abrite dĂ©sormais des marchĂ©s d’esclaves Ă  ciel ouvert.

« Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ! » a lancé Clinton en riant devant la caméra.

Le dinar d’or mourut avec lui.

Et maintenant Maduro.

Avec CINQ FOIS plus de pétrole que Saddam et Kadhafi réunis.

Vente active en yuans.

Créer des systÚmes de paiement hors du contrÎle du dollar.

Demande d’adhĂ©sion aux BRICS.

En partenariat avec la Chine, la Russie et l’Iran.

Les trois pays à la pointe de la dédollarisation mondiale.

Ce n’est pas une coĂŻncidence.

Contester le pétrodollar. Changer de régime.

À chaque. Fois.

Stephen Miller (conseiller Ă  la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure des États-Unis) l’a littĂ©ralement dit Ă  voix haute il y a deux semaines :

« L’industrie pĂ©troliĂšre vĂ©nĂ©zuĂ©lienne a Ă©tĂ© créée grĂące Ă  la sueur, Ă  l’ingĂ©niositĂ© et au labeur des AmĂ©ricains. Son expropriation tyrannique constitue le plus grand vol de richesses et de biens amĂ©ricains jamais enregistrĂ©. »

Il ne le cache pas.

Ils prĂ©tendent que le pĂ©trole vĂ©nĂ©zuĂ©lien appartient Ă  l’AmĂ©rique parce que des entreprises amĂ©ricaines l’ont exploitĂ© il y a 100 ans.

Selon cette logique, toute ressource nationalisĂ©e dans l’histoire a Ă©tĂ© un « vol ».

Mais voici le problĂšme PLUS PROFOND :

Le pétrodollar est déjà en train de mourir.

La Russie vend son pĂ©trole en roubles et en yuans depuis l’Ukraine.

L’Arabie saoudite discute ouvertement des rĂšglements en yuans.

L’Iran commerce avec des devises autres que le dollar depuis des annĂ©es.

La Chine a créé CIPS, sa propre alternative à SWIFT, qui compte 4 800 banques dans 185 pays.

Les BRICS développent activement des systÚmes de paiement qui contournent totalement le dollar.

Le projet mBridge permet aux banques centrales de régler instantanément les transactions en monnaies locales.

L’adhĂ©sion du Venezuela aux BRICS, avec ses 303 milliards de barils de pĂ©trole, accĂ©lĂ©rerait ce processus de maniĂšre exponentielle.

Voilà le véritable enjeu de cette invasion.

On ne lutte pas contre le trafic de drogue. Le Venezuela reprĂ©sente moins de 1 % de la cocaĂŻne consommĂ©e aux États-Unis.

Ce n’est pas du terrorisme. Il n’y a absolument aucune preuve que Maduro dirige une « organisation terroriste ».

Ce n’est pas la dĂ©mocratie. Les États-Unis soutiennent l’Arabie saoudite, qui n’organise aucune Ă©lection.

Il s’agit de maintenir un accord vieux de 50 ans qui permet Ă  l’AmĂ©rique d’imprimer de l’argent pendant que le monde travaille pour elle.

Et les conséquences sont terrifiantes :

La Russie, la Chine et l’Iran dĂ©noncent dĂ©jĂ  cela comme une « agression armĂ©e ».

La Chine est le plus gros client pétrolier du Venezuela. Ils perdent des milliards.

Les pays BRICS assistent Ă  l’invasion d’un pays qui commerce en dehors du dollar.

Tous les pays qui envisagent la dédollarisation viennent de recevoir le message :

Défiez le dollar et nous vous bombarderons.

Mais voici le problùme


Ce message pourrait accĂ©lĂ©rer la dĂ©dollarisation, et non l’arrĂȘter.

Car dĂ©sormais, tous les pays du Sud savent ce qui arrive lorsqu’on menace l’hĂ©gĂ©monie du dollar.

Et ils se rendent compte que la seule protection est d’aller PLUS VITE.

Le timing est dingue lui aussi :

3 janvier 2026. Le Venezuela est envahi. Maduro est capturé.

3 janvier 1990. Invasion du Panama. Capture de Noriega.

36 ans d’Ă©cart. Presque jour pour jour.

MĂȘme scĂ©nario. MĂȘme excuse de « trafic de drogue ».

La mĂȘme raison, en rĂ©alitĂ© : le contrĂŽle des ressources stratĂ©giques et des routes commerciales.

L’histoire ne se rĂ©pĂšte pas. Mais elle rime.

Que se passe-t-il ensuite ?

La conférence de presse de Trump à Mar-a-Lago donne le ton.

Les compagnies pĂ©troliĂšres amĂ©ricaines sont dĂ©jĂ  sur les rangs. Politico a rapportĂ© qu’elles avaient Ă©tĂ© approchĂ©es au sujet d’un « retour au Venezuela ».

L’opposition sera mise en place. Le pĂ©trole sera de nouveau cotĂ© en dollars.

Le Venezuela devient un autre Irak. Une autre Libye.

Mais voici ce que personne ne demande :

Que se passe-t-il lorsqu’on ne peut plus dominer le dollar par les bombardements ?

Quand la Chine aura-t-elle suffisamment de levier économique pour riposter ?

Quand les BRICS contrÎlent 40 % du PIB mondial et disent « plus de dollars » ?

Quand le monde réalisera-t-il que le pétrodollar se maintient grùce à la violence ?

L’AmĂ©rique vient de dĂ©voiler son jeu.

La question est de savoir si le reste du monde se laisse faire ou s’il bluffe.

Car cette invasion est un aveu que le dollar ne peut plus rivaliser par ses propres mérites.

Quand il faut bombarder des pays pour qu’ils continuent Ă  utiliser sa monnaie, c’est que cette monnaie est dĂ©jĂ  en train de mourir.

Le Venezuela n’est pas le dĂ©but.

C’est la fin dĂ©sespĂ©rĂ©e.

Qu’en penses-tu ? »

Ricardo @Ric_RTP

Une rĂ©flexion au sujet de « Ă‰TATS-UNIS  đŸ‡șđŸ‡Č- VENEZUELA đŸ‡»đŸ‡Ș :  NARCOTRAFIC ? Vous avez dit NARCOTRAFIC ! »

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