J’ai la merde du cartel de Cali jusqu’au menton.
La DNRED m’a jeté dedans.
Premier meeting, Paris. En face, David May. DEA. Costume propre, regard sale.
Il lâche ça, sans cligner : « Les Espagnols ne sauront rien. Tu n’existes pas pour eux. »
Les gars de Nantes de la DNRED, tiquent. « Pourquoi ? »
May sourit. Le genre de sourire qui pue. « Parce que Madrid, c’est une passoire. Plein de flics véreux. »
Il a claqué la porte avant qu’on réponde.
Moi, je venais de comprendre : j’étais seul. Vraiment seul.
Trois jours plus tard, Algésiras.
Un appel. Numéro masqué. L’accent espagnol, mais pas de Madrid.
« On sait pour toi, francés ! »
Qui m’avait vendu ? May ou un autre.
Dans ce métier, les honorables portent des costumes. Les autres portent des flingues.
Les Régaliennes, ce sont des repaires de voyous institutionnels.
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