RÉGALIENNES 🇪🇦🇨🇵🇬🇧🇮🇹🇺🇲: des hommes pas toujours honorables

J’ai la merde du cartel de Cali jusqu’au menton.

La DNRED m’a jeté dedans. 
Premier meeting, Paris. En face, David May. DEA. Costume propre, regard sale. 
Il lâche ça, sans cligner : « Les Espagnols ne sauront rien. Tu n’existes pas pour eux. »

Les gars de Nantes de la DNRED, tiquent. « Pourquoi ? » 
May sourit. Le genre de sourire qui pue. « Parce que Madrid, c’est une passoire. Plein de flics véreux. » 
Il a claqué la porte avant qu’on réponde. 
Moi, je venais de comprendre : j’étais seul. Vraiment seul.

Trois jours plus tard, Algésiras.
Un appel. Numéro masqué. L’accent espagnol, mais pas de Madrid. 
« On sait pour toi, francés ! »

Qui m’avait vendu ? May ou un autre. 
Dans ce métier, les honorables portent des costumes. Les autres portent des flingues. 

Les Régaliennes, ce sont des repaires de voyous institutionnels.

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