ITALIE 🇼đŸ‡č (Naples) : des armes et plus de 3 millions € cachĂ©s dans les murs L’Avenir

La police de Naples a mis la main sur plus de trois millions d’euros en espĂšces, ainsi que des montres de luxe et des kalachnikovs, dissimulĂ©s dans les murs de la maison d’un baron de la drogue prĂ©sumĂ©.

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D’abord, ce n’Ă©tait pas la Police italienne mais les « Carabinieri ». Une fois constatĂ© la totale libertĂ© que vous prenez pour nous informer,  analysons d’un peu plus prĂȘts vos informations !

PrĂ©sumĂ©,  PrĂ©sumĂ©…vous Ă©crivez prĂ©sumĂ© !

C’est la formule magique pour salir sans se mouiller. « PrĂ©sumĂ© » est la petite feuille de vigne juridique.

« PrĂ©sumĂ© » quoi ? PrĂ©sumĂ© baron ? PrĂ©sumĂ© drogue ? PrĂ©sumĂ© maison ?
Votre adjectif est orphelin. Il ne sait pas Ă  quoi se raccrocher. C’est de la syntaxe de fuyard.

Vous n’avez pas Ă©crit « maison d’un homme prĂ©sumĂ© ĂȘtre un baron de la drogue ». Vous avez Ă©crit « baron de la drogue prĂ©sumĂ© ».
Vous ne prĂ©sumez pas son innocence, vous prĂ©sumez son titre. Vous l’avez dĂ©jĂ  sacrĂ© baron. Le jugement est fait, il ne reste que la peine.

« Le ‘prĂ©sumĂ©’ placĂ© Ă  la fin, c’est la prĂ©somption d’innocence placĂ©e Ă  la poubelle. »

« C’est du journalisme au conditionnel passĂ© : vous condamnez au prĂ©sent et vous vous excusez au futur. »

« Si c’est un baron, ce n’est plus prĂ©sumĂ©. Si c’est prĂ©sumĂ©, ce n’est pas un baron. Choisissez. »

Ce qu’il aurait fallu Ă©crire

  • « Maison d’un homme soupçonnĂ© de trafic de drogue »
  • « Maison appartenant, selon les enquĂȘteurs, Ă  un trafiquant prĂ©sumĂ© »
  • « Maison perquisitionnĂ©e dans une affaire de trafic »

Mais ça, ça ne vend pas. « Baron de la drogue », ça fait sĂ©rie Netflix.

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