DOUANE FRANÇAISE đŸ‡šđŸ‡” : l’histoire vraie que l’Etat a voulu enterrer

GIBRALTAR

« Toujours mentir. Jamais trahir. » C’est la devise de l’aviseur. Il l’a payĂ©e de 11 ans de prison.

DiffusĂ© cette semaine sur CANAL+ / CINE+ et disponible en replay sur MyCANAL et Prime Video, le thriller Gibraltar (2013) de Julien Leclercq refait surface. Et il est plus que jamais d’actualitĂ©.

Le film n’est pas une fiction. Il est tirĂ© du livre « L’Aviseur » de Marc FiĂ©vet, l’homme qui a vĂ©cu l’histoire.

Le synopsis :
Fin des annĂ©es 80. Marc Duval, Français expatriĂ© Ă  Gibraltar, tient un bar et croule sous les dettes. Les douanes françaises lui proposent un marchĂ© : devenir Aviseur. De petits tuyaux » en grosses cargaisons, financĂ© par la Douane,  il monte la plus grosse sociĂ©tĂ© de transport maritime dĂ©diĂ©e Ă  l’infiltration dans la « logistique cocaĂŻne ». Il gagne la confiance de Claudio Lanfredi, puissant importateur liĂ© aux cartels colombiens. Jusqu’Ă  ce que tout bascule.

Dans le film, Marc Duval est incarnĂ© par Gilles Lellouche, entourĂ© de Tahar Rahim (l’agent des douanes Redjani Belimane) et Riccardo Scamarcio (Lanfredi).

L’histoire vraie derriĂšre le film est bien pire que la fiction

Marc FiĂ©vet a Ă©tĂ© l’aviseur NS55 des douanes françaises pendant 7 ans. Il a infiltrĂ© les cartels colombiens, la mafia corse et italienne, l’IRA. Il a permis des saisies records.

Sa rĂ©compense ? LĂąchĂ© par son administration au moment d’une opĂ©ration avec les douanes anglaises, il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en Espagne, transfĂ©rĂ© en Angleterre puis au Canada, condamnĂ© Ă  perpĂ©tuitĂ©, puis Ă  20 ans en France.

11 ans de détention au total

C’est ce qu’il raconte dans son livre : comment on fabrique un hĂ©ros, puis comment on le dĂ©truit pour ne pas assumer.

Le principal responsable de ce lĂąchage restera François Auvigne, ex DG de la DGDDI , qui refusa toutes les demandes d’intervention de Jean Puons,  le directeur de la DNRED.

François Auvigne

Le nom de Marc FiĂ©vet fut remplacĂ© par Marc Duval, suite Ă  la pression exercĂ©e par JĂ©rĂŽme Fournel,  directeur de la Douane française,  sur Dimitri Rassam, le producteur du film. Le titre original « L’Aviseur » a Ă©tĂ© Ă©galement transformĂ© en « GIBRALTAR ».

JérÎme Fournel

Le scĂ©nario signĂ© par Abdel Raouf Dafri (Un ProphĂšte, Mesrine) d’aprĂšs le livre de Marc FiĂ©vet lui-mĂȘme n’a pas Ă©tĂ© respectĂ©. RĂ©alisation : Julien Leclercq. Sortie France : 11 septembre 2013.

Gibraltar, ce n’est pas un film sur la drogue. C’est un film sur le prix de la loyautĂ© quand l’Etat n’a plus la sienne.

Depuis, c’est le silence suite aux rĂ©ponses nĂ©gatives aux diffĂ©rentes demandes de Marc FiĂ©vet.

RĂ©ponses Ă©crites par des hauts fonctionnaires aux ordres qui n’ont pas hĂ©sitĂ©, par la réécriture, Ă  modifier la rĂ©alitĂ© des faits.

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Une rĂ©flexion au sujet de « DOUANE FRANÇAISE đŸ‡šđŸ‡” : l’histoire vraie que l’Etat a voulu enterrer »

  1. Il en est de « l’affaire Fievet » comme de le discrimination mĂ©morielle, qui en Juillet 2000 et Ă  la demande express des bĂ©nĂ©ficiaires Ă  venir « les Pupilles de la Nation de 39/45 – juifs » Ă  fait que la grande famille jusqu’alors « une et indivisible » et ce depuis sa crĂ©ation en 1917 a Ă©clatĂ© en 11 sous familles.

    En Juillet 2000, les « Pupilles de la Nation de 39/45 – non juifs » ont rĂ©clamĂ© et Ă  juste titre…. Ils ont eu gain de cause en Juillet 2004.

    Les 9 catégories oubliées, ont eu beau dire, beau faire il sont depuis restés sur la touche?

    L’Ă©tat dans sa grande bontĂ© gĂ©nĂ©reuse se souviendra des 10 derniers survivants (vers 2035) et rattrapera le coup en accordant la mĂȘme reconnaissance qu’au 3 catĂ©gories reconnues. Car il y a une 3Ă©me catĂ©gorie de bĂ©nĂ©ficiaires qui en 2015 ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de la gĂ©nĂ©rositĂ© de l’Ă©tat Français : « les Pupilles de la Nation – juifs amĂ©ricains de 39/45 » alors que les bĂ©nĂ©ficiaires oubliĂ©s se trouvaient devant un mut d’inepties :

    • L’Ă©tat n’a plus d’argent (comment arrive t-on Ă  800 milliards, annuels de gaspillages et manques Ă  gagner financiers?)
    • Il fallait aux « Pupilles de la Nation de 39/45 » apporter la preuve que leur parent, en combat, n’aient pas laissĂ© passer une Ă©chappatoire Ă  la mort, non exploitĂ©e. DĂ©jĂ  pour un mioche, loin des théùtres d’opĂ©ration ce n’Ă©tait pas facile ….. Pensez pour un posthume, combien l’observation Ă©tait aisĂ©e…..!)

    A ce jour l’injustice perdure :

    • les bĂ©nĂ©ficiaires perçoivent environ 650 € par mois, non dĂ©clarable et indexĂ©s sur le coĂ»t de la vie
    • les exclus de l’Ă©galitĂ© perçoivent le poids des ans, avec la certitude de la lĂąchetĂ© des pouvoirs.

    Qu’elle est belle la devise de la France ; LibertĂ© – EgalitĂ© – FraternitĂ©.

    Quand on a questionnĂ© un ponte de la « shoah business » pupillienne, « pourquoi ne nous aidez vous pas » sa rĂ©ponse a Ă©tĂ© « demmerdez vous c’est votre problĂšme, alors qu’il avait Ă©tĂ© cheville ouvriĂšre de la discrimination de 2000.

    EspĂ©rons qu’un jour……. l’Ă©tat reconnaĂźtra le mĂ©rite de Marc Fievet d’avoir acceptĂ© les risques et les avantages de son implication en tant qu’infiltrĂ© sur commande d’Ă©tat!

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