Des sources proches de la police judiciaire font état de la fréquentation des côtes de l’archipel des Bijagos (sud ouest de Bissau) par des bateaux non identifiés.
« Lorsque la présence de ces bateaux nous est signalée, nous arrivons le plus souvent en retard sur les lieux après le débarquement des cargaisons de stupéfiants, car nous ne disposons pas de moyens logistiques pour assurer le contrôle de nos frontières maritimes et territoriales » soulignent les mêmes sources qui ajoutent que la Police judiciaire n’a ni bateau ni vedette rapide pour assurer la surveillance des eaux territoriales de la Guinée-Bissau.
Concernant le trafic de drogue, le Premier Ministre Carlos Gomes Junior après avoir reconnu la fragilité de l’Etat bissau-guinéen et le caractère poreux de ses frontières avait mis l’accent, lors d’une conférence de presse en janvier dernier, sur la détermination de son gouvernement à mener une croisade contre le narco-trafic et le crime organisé.
Le Procureur Général de la République, Amine Michel Saad a ouvert une l’enquête en ce qui concerne la disparition des 673 kgs de cocaïne des coffres du trésor public en 2006.
Mis en cause dans cette affaire, Aristides Gomes, l’ex Premier Ministre du régime Vieira (2005-2009) en exil au Portugal, a affirmé ne pas bénéficier d’une sécurité suffisante pour comparaître devant le ministère public.
NARCONEWS de Guinée-Bissau: avions suspects au sud du pays pour Salimatou Gassama, député du PAIGC
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