Nabil B. un « repenti » de la mafia marocaine nĂ©erlandaise, s’apprĂȘtait Ă tĂ©moigner contre des barons de l’organisation criminelle. Son avocat a Ă©tĂ© tuĂ©, hier matin, dans un quartier rĂ©sidentiel d’Amsterdam, alors qu’il sortait de chez lui. Plus qu’un fait-divers, l’assassinat de Derk Wiersum, en plus de susciter une vague d’Ă©motion sans prĂ©cĂ©dent, met en lumiĂšre la malfaisance d’un systĂšme mafieux, particuliĂšrement actif aux Pays-Bas, dont les ramifications sont connues depuis bien longtemps en Belgique.
« Mocromaffia »
C’est dans les mĂ©dias nĂ©erlandais, il y a une dizaine d’annĂ©es, que le terme fait son apparition pour la premiĂšre. « Mocromaffia ». Entendez : « mocro », une contraction pas trĂšs respectueuse faisant rĂ©fĂ©rence Ă la communautĂ© marocaine ; « maffia », le mot gĂ©nĂ©rique dĂ©signant la criminalitĂ© organisĂ©e. On parle Ă l’Ă©poque d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration de criminels, qui s’adonnent au trafic de drogue, en particulier de cocaĂŻne. Pour faire simple : la cocaĂŻne en provenance d’AmĂ©rique du Sud passe par Anvers pour cheminer vers les Pays-Bas. Il y a donc bien des ramifications entre deux « mocromaffia », belges et nĂ©erlandaises.
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