Des pistes et des pilotes de la CIA (Abbott), un systÚme de blanchiment mis en place par un industriel et financier anglais, devenu lord éminemment respecté (Lord Ashcroft), le Belize avait plusieurs cartes dans son jeu pour devenir un pays-clé du trafic de coke.
prĂ©occupation sont la frontiĂšre nord du Belize de 174 milles avec le Mexique, comprenant les districts dâOrange Walk et de Corozal; et les quartiers sud de TolĂšde, Ă la frontiĂšre avec le Guatemala, et Stann Creek, avec une zone cĂŽtiĂšre sujette aux activitĂ©s de transbordement. Selon le commissaire aux ports John Flowers, toute la zone cĂŽtiĂšre du Belize, parsemĂ©e de centaines de petites Ăźles (connues localement sous le nom de cayes), est en danger. »

Les amĂ©ricains donc prĂ©venus, et mĂȘme dĂ©jĂ arrivĂ©s sur place mais pour toute autre chose. Episode mĂ©connu de la prĂ©sence US Ă Belize : venir en « aide » au Guatemala. Une drĂŽle dâaide dâailleurs, racontĂ©e ici dans le Magazine Mother Jones de fĂ©vr.-mars 1989, un article
signĂ© Mary Jo Mc Conahay et Robin Kirk. Une « aide » qui ressemble comme deux gouttes Ă ce qui a Ă©tĂ© fait au Viet-Nam avec lâAgent Orange de sinistre mĂ©moire : « Les GuatĂ©maltĂšques ne cultivent pas de coca (nota : ils y viennent) et la production de marijuana et de pavot Ă opium du pays est si faible quâelle ne figure pas sur la liste des Nations Unies des pays producteurs de drogue. Nous y sommes entrĂ©s malgrĂ© tout.
Selon un porte-parole du DĂ©partement dâĂtat, «les GuatĂ©maltĂšques nous ont demandĂ© de lâaide.» à partir du printemps 1987, des pilotes amĂ©ricains ont volĂ© du Belize pour pulvĂ©riser le dĂ©foliant Roundup Up. Lâambassade au Guatemala indique quâelle note « une augmentation significative de la culture de marijuana et de pavot » au cours de lâannĂ©e derniĂšre, donc la pulvĂ©risation continue, le gouvernement guatĂ©maltĂšque refusant « pour des raisons de sĂ©curitĂ© » dâinformer la population rurale oĂč et quand cela se produira.
Les rĂ©gions guatĂ©maltĂšques ciblĂ©es sont prĂ©cisĂ©ment celles oĂč les troupes gouvernementales luttent contre trois armĂ©es de guĂ©rilla de gauche. Ces hautes terres et la jungle du nord abritent la mer civile dans laquelle nagent les poissons de la guĂ©rilla, et lâarmĂ©e aimerait voir la mer se vider.

« Que ce soit contre la drogue ou contre la guĂ©rilla, la pulvĂ©risation ne peut-elle pas se faire de maniĂšre plus humaine? » a rĂ©cemment plaidĂ© un fermier dans les montagnes occidentales Ă un journaliste de la BBC alors quâil Ă©tait assis parmi des tomates rĂ©trĂ©cies et des tas de feuilles tachĂ©es de noir de sa rĂ©colte de cafĂ©, de maĂŻs et de haricots. « Les fumigations nous achĂšvent », a dĂ©clarĂ© un paysan prĂšs de Huehuetenango Ă un autre journaliste. Le porte-parole de lâopposition guatĂ©maltĂšque Frank LaRue accuse la campagne de pulvĂ©risation dâeffacer les rĂ©coltes des paysans afin de dĂ©truire lâapprovisionnement alimentaire des insurgĂ©s. Par consĂ©quent, les paysans indiens sont obligĂ©s de quitter les zones reculĂ©es et dĂ©pendent de lâarmĂ©e pour se nourrir.
Des diplomates et des observateurs des droits de lâhomme confirment que lâarmĂ©e guatĂ©maltĂšque, avec les Ătats-Unis aide, fournit des vivres dans des conditions contrĂŽlĂ©es dans le cadre de son vaste programme de contre-insurrection. Le DĂ©partement dâĂtat nie toute intention de contre-insurrection Ă la pulvĂ©risation. Mais pour ceux qui sont sur le terrain, les dĂ©nĂ©gations sonnent creux.

Curt Wands, un ancien technicien mĂ©dical dâurgence qui forme des «mĂ©decins pieds nus», a passĂ© deux mois Ă voyager dans des rĂ©gions montagneuses reculĂ©es. « Les gens avaient peur », dit-il, Ă cause des avions qui ont dĂ©ferlĂ© et fumigĂ©. Dans de nombreuses cliniques, Wands a vu des soldats, ce qui, selon lui, dĂ©couragerait les Indiens touchĂ©s par les embruns de sortir de leur cachette pour obtenir de lâaide. Un membre de la tribu Mam sur les flancs dâun volcan Ă San Marcos lâa clairement expliquĂ© Ă Wands: La guerre contre la drogue, a-t-il dit, «nâest quâune autre tactique» de la contre-insurrection ». Lire ici le dossier sur la Guerre Ă la drogue via les herbicides.
Les photos on Ă©tĂ© prises en Colombie semble-t-il, oĂč on a pratiquĂ© de mĂȘme avec le mĂȘmes engins ⊠et le mĂȘme produit. La photo du militaire US, le colonel Christopher Hughes, commandant de la Joint Task Force-Bravo de la Soto Cano Air Base, au Honduras a Ă©tĂ© prise a Belize durant lâexercice New Horizons Belize 2007.
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