Le Hezbollah assure toute la coordination logistique des opĂ©rations, mais sous l’Ă©gide des Gardiens de la rĂ©volution islamique d’Iran.
Le partenariat Ă©tabli entre les deux groupes chiites a servi de soutien financier Ă la milice libanaise, mais la grave crise Ă©conomique que traverse l’Iran a accru les activitĂ©s de ce type. Le prĂ©sident iranien lui-mĂȘme, Hassan Rohani, a admis que la RĂ©publique islamique traversait la pire crise Ă©conomique depuis sa crĂ©ation en 1979 et que la monnaie iranienne continue de chuter. La crise a conduit le Hezbollah et l’Iran Ă rechercher des revenus par tous les moyens possibles.
Selon Al-Ain, de rĂ©cents rapports de renseignement ont indiquĂ© que les sanctions imposĂ©es par Washington Ă l’Iran ont conduit TĂ©hĂ©ran Ă rĂ©duire les fonds destinĂ©s aux milices au Liban et en Syrie. Mais le trafic de drogue entre le Hezbollah et l’Iran n’est pas un problĂšme rĂ©cent. Il remonte aux annĂ©es 1990, mais est maintenant devenu un Ă©lĂ©ment important de sa continuation.
Peu de temps aprĂšs qu’un groupe de factions armĂ©es chiites se soit uni sous le nom de « Parti de Dieu », certains de ces groupes avaient dĂ©jĂ des liens avec le trafic de drogue dans la vallĂ©e de la Bekaa au Liban et l’argent qu’ils tiraient de ces activitĂ©s criminelles a Ă©tĂ© utilisĂ© pour augmenter le nombre des membres du groupe terroriste et amĂ©liorer leur mise en scĂšne.
Selon un rapport du FBI publiĂ© en novembre 2008, Hassan Nasrallah, chef de la milice chiite libanaise, a dĂ©clarĂ© Ă ses partisans que « le trafic de drogue est moralement acceptable lorsqu’il est vendu aux Occidentaux, dans le cadre de la guerre contre les ennemis de l’islam ».
Les liens entre le Hezbollah et les cartels de la drogue en AmĂ©rique latine sont bien connus. Leurs liens avec le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et les armes avec les «entrepreneurs» de la drogue ont Ă©tĂ© des sources de financement.
Des pays comme le Venezuela, l’Ăquateur, la Bolivie, l’Argentine, le Nicaragua et Cuba ont ouvert leurs portes Ă l’Iran et au Hezbollah en Ă©change de conseils stratĂ©giques et d’armes.
