Cela faisait des mois que les douaniers de la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquĂȘtes douaniĂšres) pistaient les acteurs prĂ©sumĂ©s d’un commerce international d’armes, en provenance de Pologne.
Le 20 janvier, lorsque le coup de filet s’est refermĂ© sur plusieurs adresses, Ă Paris, dans l’Essonne et dans le dĂ©partement du Territoire de Belfort. Pas moins d’une vingtaine de fusils d’assaut et pistolets-mitrailleurs, une dizaine d’armes de poing, parfois en piĂšces dĂ©tachĂ©es, des chargeurs et munitions, silencieux et gilets pare-balles, plusieurs milliers d’euros et des pains d’explosif.
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Pour Corinne Cleostrate, la directrice de la DNRED, qui ne pouvait ĂȘtre en reste face aux derniĂšres dĂ©couvertes Ă Saint Ouen par l’OFAST:
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Deux hommes de 26 et 46 ans, ainsi qu’une femme de 49 ans, ont Ă©tĂ© mis en examen. Le plus ĂągĂ© est un ancien lĂ©gionnaire, natif de Pologne.
Aucun lien avec une entreprise terroriste n’a pour l’heure Ă©tĂ© Ă©tabli, mais la porositĂ© avec le trafic de stupĂ©fiants est connue, comme l’a rappelĂ©e l’affaire menĂ©e par la brigade de rĂ©pression du banditisme de la police judiciaire parisienne en janvier, concernant un vaste trafic d’armes. Un rĂ©seau formĂ© par une dizaine de suspects, aurait fourni des armes Ă des trafiquants de drogue et des sympathisants d’ultradroite.