USA đŸ‡ș🇾 (aĂ©ro-narcotrafic) : Debbie Mercer-Erwin, pourvoyeuse d’avions pour le narcotrafic, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e

Debbie Mercer-Erwin, une dame bien sous tous rapports, qui pointe au Rotary-Club


Membre du Rotary Club d’Oklahoma, elle prĂ©sente tous les aspects d’une personne bien ordinaire et bien insĂ©rĂ©e dans la vie sociale quand les avions qu’elle vend se retrouvent aux mains de trafiquants notoires et que sa sociĂ©té ne sert qu’à dissimuler leur vĂ©ritable propriĂ©taire. Aux derniĂšres nouvelles, comme on l’a dit, il y en avait un peu moins d’une centaine sous sa responsabilitĂ© directe (et bien plus, dix fois plus, avec l’hĂ©ritage des avions de Connie Wood).

A Onalaska, oĂč Ă©tait installé Connie Wood (lire ici sa saga), il y avait dĂ©jĂ  plus de 1000 avions d’enregistrĂ©s de la sorte qui se partageaient deux boĂźtes aux lettres seulement. Un joli scandale en perspective ! La crĂ©ation d’un nom d’entreprise fictive coĂ»tait alors Ă  peine 5 dollars
  Pire qu’au Delaware !!!

A droite, Debbie Mercer-Erwin en tenue de détenue


On comprend son absence de sourire sur cette photo-là : elle risque gros désormais. La perpétuité, annonce-t-on déjà, parmi les options possibles pour son sort


Le premier document qui avait alerté

Cela fait plus d’un an qu’elle Ă©tait dans le collimateur de la justice US, dont la lenteur la concernant surprenant, Ă  vrai dire. L’examen de ses transactions depuis 2014 Ă©tant sans appel, en effet.

Il faudra un reportage TV bien menĂ© pour que ça change, avec deux hommes dont j’ignore s’ils ont lu les textes parus sur Coke en Stock depuis des annĂ©es. Un document visible ici de fĂ©vrier 2019 cite le cas de ces deux enquĂȘteurs curieux dĂ©pĂȘchĂ©s par WFAA-TV, une chaĂźne texane justement (il s’agit Stephen Lynch, dĂ©putĂ© dĂ©mocrate du Massachusetts, ici Ă  gauche, membre du House National Security Subcommittee, et de Joe Gutheinz, ancien lui-mĂȘme de la Federal Aviation Administration (FAA)) qui avaient trouvĂ© des Ă©lĂ©ments fort troublants dans ces registres bidons, qui outrepassent aussi la simple crainte de les voir ĂȘtre utilisĂ©s par des trafiquants seulement (la crainte d’un autre 9/11 pointe toujours Ă  l’horizon quand il s’agĂźt d’avions gros porteurs « anonymes »):

Leur verdict avait Ă©tĂ© trĂšs net : « deux des avions enregistrĂ©s auprĂšs de la sociĂ©tĂ© de fiducie ont Ă©tĂ© nommĂ©s lors d’une enquĂȘte fĂ©dĂ©rale sur une opĂ©ration massive de trafic de drogue, selon les dossiers du tribunal fĂ©dĂ©ral dĂ©posĂ©s en 2013. Voici ce que les officiers de justice fĂ©dĂ©raux ont dĂ©taillĂ© dans les dossiers judiciaires pour saisir l’un de ces deux avions: il avait Ă©tĂ© enregistrĂ© dans une fiducie en 2012 au nom d’une sociĂ©tĂ© mexicaine. Le reprĂ©sentant lĂ©gal de la sociĂ©tĂ©, Fausto Velez Urbina, a Ă©tĂ© condamnĂ© en 2005 pour trafic fĂ©dĂ©ral de cocaĂŻne et renvoyĂ© au Mexique en 2010. Urbina a achetĂ© l’avion auprĂšs d’un courtier en aĂ©ronefs nommĂ© Mauricio DeLeon pour 1,69 million de dollars. DeLeon avait Ă©tĂ© liĂ© par des enquĂȘteurs Ă  l’ancien chef du Cartel du Golfe Osiel Cardenas-Guillen. Cardenas-Guillen, dĂ©sormais enfermĂ© dans une prison fĂ©dĂ©rale aux États-Unis. Il a fondĂ© le trĂšs redoutĂ© groupe de Los Zetas, composĂ© d’anciens commandos militaires qui ont servi d’assassins impitoyables pour le cartel. Et ce n’est pas tout
 (ici à droite l’arrestation le 9 fĂ©vrier 2018 de JosĂ© Maria Guizar Valencia alias Z43,  un des chefs du cartel, avec devant lui et ses acolytes l’impressionnante panoplie d’armes saisies.)

Un fonctionnement qui questionnait

L’article Ă©voquait Onalaska (1764 habitants seulement, aujourd’hui !) de façon provocante, « une ville avec 1000 avions dĂ©clarĂ©s et pas d’aĂ©rodrome« .

L’avion atterri aux mains du cartel avait une histoire intĂ©ressante en effet : tout avait commencĂ© il y a un peu plus de quatre ans avec cet appareil
 introuvable :  « en 2016, la Drug Enforcement Administration a saisi l’un des avions de la sociĂ©tĂ© alors qu’elle enquĂȘtait sur un complot international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent, selon des archives dĂ©posĂ©es devant un tribunal fĂ©dĂ©ral de New York. L’avion a Ă©tĂ© saisi lorsque des agents ont arrĂȘtĂ© l’un des chefs de file accusĂ©s, qui dirigeait une entreprise dans le Nevada. Lynch a dĂ©clarĂ© Ă  WFAA qu’une grande quantitĂ© d’hĂ©roĂŻne avait Ă©tĂ© saisie avec l’avion. Le vĂ©ritable propriĂ©taire de l’avion, un ressortissant mexicain, n’a pas Ă©tĂ© inculpĂ©. Cependant, selon les archives, il a payĂ© plus d’un demi-million de dollars pour rĂ©cupĂ©rer l’avion. « Quelqu’un arrive et est en mesure de rĂ©cupĂ©rer son avion avec 550 000 $ en espĂšces », a dĂ©clarĂ© Lynch (le dĂ©puté dĂ©mocrate effectuant l’enquĂȘte)  « Je veux dire qui fait ça ? Que pensez-vous que l’on  fasse de l’avion maintenant? »  

« selon les archives de la FAA, Aircraft Guaranty a initialement enregistrĂ© l’avion monomoteur Ă  six places en 2013 pour le compte d’un rĂ©sident de Nuevo Leon (au Mexique). Aircraft Guaranty a transfĂ©rĂ© le titre de l’avion au vĂ©ritable propriĂ©taire Ă  la fin de 2017. La sociĂ©tĂ© est redevenue le fiduciaire de l’avion en mars 2018. Les dĂ©fenseurs de l’industrie ont dĂ©clarĂ© Ă  WFAA que les exigences strictes en matiĂšre de citoyennetĂ© de la FAA peuvent ĂȘtre onĂ©reuses. Selon eux, il peut ĂȘtre difficile pour les sociĂ©tĂ©s cotĂ©es en bourse de dĂ©terminer si elles satisfont Ă  toutes les exigences. Pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une entitĂ© amĂ©ricaine, le prĂ©sident d’une entreprise doit ĂȘtre citoyen. Les deux tiers de ses dirigeants ou administrateurs doivent Ă©galement ĂȘtre des citoyens. Soixante-quinze pour cent de ses actionnaires doivent Ă©galement ĂȘtre des citoyens amĂ©ricains. (
). Nous pensons que les informations mises Ă  la disposition de la FAA aujourd’hui sont suffisantes », a dĂ©clarĂ© le journal de la NBAA. La NBAA a Ă©galement fait valoir dans le «livre blanc» que la lĂ©gislation de Lynch «entraĂźnera des consĂ©quences imprĂ©vues et des prĂ©judices potentiels pour l’industrie aĂ©ronautique». Lynch se moquait des inquiĂ©tudes. Il a dĂ©clarĂ© Ă  la WFAA qu’il attendait avec impatience le rĂ©sultat de deux enquĂȘtes – l’une menĂ©e par le les enquĂȘteurs du CongrĂšs, le General Accountability Office, et celle de l’inspecteur gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Transports – sur la pratique. Le rapport du GAO devrait ĂȘtre publiĂ© plus tard cette annĂ©e. «Tout dĂ©pend du rĂ©sultat net du dollar pour les sociĂ©tĂ©s de fiducie», a dĂ©clarĂ© Lynch. «Ils nĂ©gocient et exploitent les lois qui existent dans notre pays pour leur gain financier privĂ©. Mais ils mettent le public et la sĂ©curitĂ© nationale en danger. » Les rĂ©sidents d’Onalaska ont dĂ©clarĂ© Ă  la WFAA qu’ils n’avaient aucune idĂ©e du fait que de nombreux avions Ă©taient enregistrĂ©s dans leur ville. «La majoritĂ© des personnes qui vivent ici en permanence et qui rĂ©sident Ă  Onalaska n’ont pas les moyens d’acheter un avion», a dĂ©clarĂ© Zachary Davies, un agent immobilier local et pĂšre de cinq enfants. L’oncle de Davies, Roy Newport, ancien maire d’Onalaska, pensait que le nombre Ă©levĂ© d’avions immatriculĂ©s devait ĂȘtre une erreur. « Quel est le problĂšme ? » Dit Newport. « Je n’achĂšte pas ça. C’est un problĂšme informatique ou quelque chose comme ça. Quel serait l’avantage de les enregistrer ici ? » Ce n’est pas un problĂšme informatique. Et le secret est maintenant rĂ©vĂ©lé  »

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Une rĂ©flexion au sujet de « USA đŸ‡ș🇾 (aĂ©ro-narcotrafic) : Debbie Mercer-Erwin, pourvoyeuse d’avions pour le narcotrafic, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e »

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