Ce n’est pas une campagne Ă©lectorale mais une hĂ©catombe !
Les Mexicains doivent se rendre aux urnes le 6 juin prochain pour élire à la fois leurs députés, leurs gouverneurs et leurs maires, entre autres, mais le sang des candidats de tout bord coule déjà abondamment : en seulement un peu plus de six mois, soit depuis septembre dernier, pas moins de 66 hommes et femmes politiques ont été assassinés froidement, selon un bilan tout à fait officiel.
La signature des gangs et des cartels
Il ne faut pas ĂȘtre un expert de la violence rĂ©currente dans ce vaste pays pour savoir quels sont les coupables du massacre organisĂ© et parfaitement ciblĂ©. Il porte la signature des trĂšs nombreux gangs qui terrorisent la population mexicaine, et de leurs principaux commanditaires, les tristement cĂ©lĂšbres cartels de la drogue ; ces derniers sont au nombre d’une douzaine sur tout le territoire Ă Ă©tablir leur propre loi par la violence et la corruption, y compris au sein des forces de sĂ©curitĂ© et bien Ă©videmment dans le milieu politicien.
La peur, puis le renoncement ou la mort
Au moins sept Ătats du Mexique sont particuliĂšrement ensanglantĂ©s : ceux d’Oaxaca, de Guanajuato, Veracruz, Guerrero, Morelos, de Basse Californie et de Jalisco. Avant de leur infliger la peine suprĂȘme, la mort, les bandes criminelles font monter la peur des candidats locaux et de leurs familles en procĂ©dant Ă des enlĂšvements, des incendies de maisons ou de voitures, et autres reprĂ©sailles. Selon les forces de l’ordre, dans l’ombre de ces actions violentes se cachent parfois des rivaux politiques sans vergogne.
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