Le 21 mai 2015, Aviseur international mettait en ligne l’article suivant sur les capacitĂ©s d’Ă©coute des services officiels
La loi autorise la collecte de donnĂ©es par des rĂ©quisitions classiques aux opĂ©rateurs ou lâutilisation dâ« IMSI-catcher », des bornes relais portatives qui interceptent les communications, mais elle interdit le dĂ©tournement de 100 % du flux transitant par un serveur.
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AFFAIRE EncroChat
Aujourd’hui, les recours se multiplient contre la justice française
La justice française aurait-elle pĂ©chĂ© par prĂ©cipitation dans lâune des plus importantes affaires de crime organisĂ© de son histoire ?
Connue sous le nom dâEncroChat, une messagerie cryptĂ©e rĂ©putĂ©e inviolable, piratĂ©e par les gendarmes français, elle a permis jusquâen juin 2020 Ă vingt polices europĂ©ennes de suivre, en direct, les activitĂ©s occultes du narcotrafic, des marchands dâarmes, des rĂ©seaux de blanchiment dâargent sale ou de traite dâĂȘtres humains. Mais huit mois aprĂšs avoir criĂ© victoire, la justice voit se multiplier des requĂȘtes en nullitĂ© qui dĂ©noncent lâillĂ©galitĂ© des moyens employĂ©s. Et la dĂ©putĂ©e europĂ©enne Cornelia Ernst a mĂȘme demandĂ©, fin dĂ©cembre, des comptes au Parlement sur cette collecte massive de donnĂ©es.
Tout dĂ©bute le 7 dĂ©cembre 2018 avec lâouverture dâune enquĂȘte prĂ©liminaire par le parquet de Lille Ă la demande des gendarmes, qui veulent percer le mystĂšre de cette messagerie cryptĂ©e quâils trouvent souvent dans les mains des malfaiteurs. Les experts du Centre de lutte contre les criminalitĂ©s de Pontoise localisent, Ă Roubaix (Nord), le serveur de la messagerie enregistrĂ©e au nom dâEric Miguel de la sociĂ©tĂ© Virtue Imports, domiciliĂ© Ă Vancouver, au Canada, et finissent par arriver Ă briser le secret de ce rĂ©seau payant qui promettait Ă ses 70 000 clients dans le monde « une sĂ©curitĂ© absolue ».
Intégralité des flux détournée
La surveillance va sâarrĂȘter dans la nuit du 12 au 13 juin 2020 lorsque EncroChat diffuse un message dâalerte sur « une saisie illĂ©gale » de la part « dâentitĂ©s gouvernementales » des donnĂ©es de ses clients. Depuis, les rĂ©seaux tombent dans toute lâEurope. Câest aussi le dĂ©but de dizaines de procĂ©dures judiciaires, en France, selon le lieu de rĂ©sidence des suspects. Les avocats français dĂ©couvrent, disent-ils, le fossĂ© abyssal entre le droit et la puissance de la technologie. DâaprĂšs eux, lâeuphorie dâavoir pu casser le cryptage des communications du crime organisĂ© international aurait fait perdre le sens commun Ă lâinstitution judiciaire.
Les premiĂšres requĂȘtes en nullitĂ© dĂ©posĂ©es en France, les 27 fĂ©vrier et le 4 mars, devant la cour dâappel de Nancy, soulignent « lâillĂ©galitĂ© et la dangerosité » de cette procĂ©dure. Selon Mes Robin Binsard et Guillaume Martine, auteur de lâun des recours, « câest par le biais dâune introduction frauduleuse dans un systĂšme de traitement automatisĂ© de donnĂ©es que les enquĂȘteurs ont obtenu le contenu des messages ». DâaprĂšs eux, si la loi autorise la collecte de donnĂ©es par des rĂ©quisitions classiques aux opĂ©rateurs ou lâutilisation dâ« IMSI-catcher », des bornes relais portatives qui interceptent les communications, elle interdit le dĂ©tournement de 100 % du flux transitant par un serveur.
POUR MEMOIRE
Une information judiciaire pour complicitĂ© dâactes de torture en Libye a Ă©tĂ© ouverte Ă lâencontre dâAmesys, sociĂ©tĂ© du groupe français Bull spĂ©cialisĂ©e dans la conception et lâintĂ©gration de systĂšmes critiques.
Ă la suite dâune plainte dĂ©posĂ©e en octobre par la FĂ©dĂ©ration internationale des ligues des droits de lâHomme (FIDH) et la Ligue des droits de lâHomme (LDH), une information judiciaire visant lâintĂ©grateur Amesys Ă Ă©tĂ© ouverte auprĂšs du pĂŽle « crimes de guerre, crimes contre lâhumanitĂ© et gĂ©nocides » du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.
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Bonjour j ai une info pour vous Un gros trafiquant français c fait attraper à dubai
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