Mercredi Ă Marseille, le PrĂ©sident a repris sa rengaine rĂ©pressive contre les stupĂ©fiants, accusant les consommateurs dâalimenter le trafic, alors que le statu quo sur la prohibition fait prospĂ©rer les rĂ©seaux illicites.
par Charles Delouche-Bertolasi
A six mois de la prĂ©sidentielle, le prĂ©sident et quasi-candidat Macron a trouvĂ© la solution pour rĂ©gler la question du trafic de droguesâ: accuser les consommateurs dâen ĂȘtre les complices. Lâex-banquier nous ressort la rĂšgle dâor de la demande qui crĂ©e lâoffre. «Il faut que tout le monde comprenne dans notre pays que les consommateurs de drogue sont des complices de fait» des trafiquants, a dĂ©clarĂ© le chef de lâEtat, mercredi soir face Ă un parterre de policiers Ă Marseille, oĂč les rĂšglements de compte ont fait huit morts cet Ă©tĂ©. «LâidĂ©e que dans certains quartiers ce serait branchĂ© de prendre de la drogue pour que, dans dâautres, on ait des jeunes qui se fassent tuer parce quâils la vendent ou surveillent [le trafic], câest terminé», a-t-il martelĂ©, martial, dans une citĂ© Bassens soigneusement nettoyĂ©e en prĂ©vision de sa venue.