FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Narco-business et blanchiment) : l’avis de Christian Belpaire, consultant en sĂ©curitĂ©

Nous avons vu « pousser » partout une multitude de #commerces de proximitĂ© qui ne sont que des circuits de #blanchiment. Au fil du temps nous avons connu : les #pointsphone, les #garages fantĂŽmes, les terminaux de cuisson ( dĂ©nommĂ©s improprement #boulangeries) les #sandwicheries, les Ă©piceries avec 3 boĂźtes de coca et 2 paquets de chips, .. Lors des #contrĂŽles parfois vous ne dĂ©couvrez aucun gĂ©rant derriĂšre le comptoir.

Il serait facile de lutter contre ces organisations criminelles :
1° / #Legiferons pour donner aux #Maires le droit d’autoriser ou pas un commerce sur sa commune. Il faut cesser avec cette vision de libertĂ© d’installation commerciale sans contrĂŽles et #autorisation municipale prĂ©alable.
2° / Croisons les fichiers du #cadastre pour identifier les propriétaires des murs de ces commerces. Examinons les modes de paiement des loyers et des charges.
3° / Les Maires doivent se réapproprier la loi engagement et proximité de 2019 qui leur donne des pouvoirs spécifiques.
4° / Les #policiersmunicipaux doivent recentrer leurs actions sur ces commerces : #AODP, enseignes, bruit, fermetures tardives, stationnements anarchiques a proximitĂ©,…Il faut expliquer aux policiers municipaux que ces types d’actions contribuent Ă  la lutte contre les trafics et le crime organisĂ©.
5° / Les #CSU ( lorsqu’ils existent) doivent apporter un appui en collectant les images des troubles pouvant ĂȘtre constatĂ©s : Les fermetures tardives, jets de dĂ©chets, stationnements anarchiques,… pour permettre des dĂ©nonciations art 40 aux parquets avec copie aux PrĂ©fets pour constituer des dossiers solides inattaquables devant les juridictions administratives et fermer ces lieux systĂ©matiquement non pas pour quelques semaines mais dĂ©finitivement.

La lutte contre le crime organisĂ©, notamment celui du trafic de stupĂ©fiants, ne peut pas ĂȘtre qu’une stratĂ©gie consistant Ă  renvoyer le sujet aux groupes d’enquĂȘtes, aux opĂ©rations des CRS 8, 81, 82 ou uniquement dans le cadre d’opĂ©rations ponctuelles du CODAF. Tout ceci est utile mais existe depuis des annĂ©es pour quels rĂ©sultats ?

Les démantÚlements des trafics sont nombreux mais se reconstituent immédiatement.
Les enquĂȘteurs sont motivĂ©s mais Ă©puisĂ©s et la justice fait ce qu’elle peut dans un contexte de droit contraignant et exigeant (ce qui est normal dans un Ă©tat de droit)
La lutte est possible, mais elle doit ĂȘtre quotidienne, harcelante, mobiliser tous les acteurs et ĂȘtre synchronisĂ©e au plus prĂšs du terrain
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L’insĂ©curitĂ© n’est pas une fatalitĂ©.
C’est juste mon avis.
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Un PrĂ©fet qui a parfaitement compris ou se trouve l’un des enjeux de la lutte contre le #crimeorganisĂ©.

Pas un restaurant ne rĂ©siste Ă  ses contrĂŽles sanitaires et ses photos chocs sur les rĂ©seaux sociaux remportent un franc succĂšs. Philippe Court, prĂ©fet du Val-d’Oise, est devenu malgrĂ© lui un « influenceur » de la sĂ©curitĂ© alimentaire.

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Qu’en pense StĂ©phanie Cherbonnier de l’OFAST et Florian Colas de la DNRED ?

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