
C’est EUROPE 1 qui revient sur cette opĂ©ration « place nette » annoncĂ©e comme « XXL » Ă Marseille.
Selon la prĂ©fecture de police des Bouches-du-RhĂŽne, prĂšs de 120 personnes ont Ă©tĂ© interpellĂ©es et environ 22 kg de stupĂ©fiants ont Ă©tĂ© saisis aprĂšs trois jours d’opĂ©ration.
Mais alors, comment ramener la paix Ă Marseille ou dans d’autres villes ?Â
Une partie de la rĂ©ponse est entre les mains des enquĂȘteurs de police judiciaire qui a perdu son autonomie, en fusionnant avec les SĂ»retĂ©s dĂ©partementales (de la SĂ©curitĂ© Publique) dans la filiĂšre dite « police judiciaire ». Il est donc possible, pour les Directeurs DĂ©partementaux de la Police Nationale, de « ventiler » les effectifs en fonction de lâactualitĂ© immĂ©diate et des prioritĂ©s politiques du gouvernement : la rĂ©pression du trafic de cannabis au pied des immeubles au lieu de celle contre les filiĂšres internationales de « drogues dures ».
 Leur travail est aujourdâhui quasi-impossible.
Dâun cĂŽtĂ©, les 600.000 euros de budget annuel pour lâoffice anti-stupĂ©fiants, lâOFAST. De lâautre, les 3 milliards dâeuros de chiffres dâaffaires du trafic de drogue chaque annĂ©e en France.Â
Quand lâĂtat français dĂ©bourse un tout petit euro pour lutter contre les organisations criminelles, le stupĂ©fiant en rapporte 5.000.Â
DeuxiĂšme constat, lâĂtat de droit ne permet pas aux services de police de dĂ©manteler en profondeur les structures criminelles.
Des enquĂȘteurs qui, mĂȘme lorsquâils sont tatillons, se heurtent quotidiennement au mur de la coopĂ©ration judiciaire, Ă sa lenteur, Ă la concurrence inter-services et Ă la diplomatie.Â
Les services de renseignement savent parfaitement oĂč se trouvent les 20 plus gros narcotrafiquants français. Ils sont stationnĂ©s Ă DubaĂŻ, en ThaĂŻlande et au Maroc. Bien au fait de lâimpuissance de lâĂtat français Ă lâextĂ©rieur de ses frontiĂšres.
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Le nombre d’anomalies ‘Juridico-administratives’ constatĂ©es en France oĂč des magistrats ont perdu tout sens du discernement remettant en libertĂ© des narcotrafiquants pour respecter des textes abscons et contradictoires du Dalloz, faisant le jeu indirectement de la montĂ©e du narco-business.
Souvenons-nous de cette affaire Ă Toulouse:
Lâarticle 67 bis du code des Douanes autorise bien le travail de taupes mais cette sorte dâopĂ©ration ne vaut devant les tribunaux quâĂ la condition expresse que toutes les autorisations, y compris celle de la chancellerie, figurent dans la procĂ©dure pĂ©nale.
DNRED (provocation douaniĂšre): vers Caracas avec des « James Bond » des Douanes françaisesâŠ
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Souvenons-nous de cette autre affaire:
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Quand le Secret Défense est invoqué
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Et de ce changement de politique dĂ©cidĂ© par un ‘dircab’ de retour de pantouflage
FRANCE : quand les douaniers étaient au service de LVMH
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Sans oublier la suppression des actions dâinfiltrations
ET
FRANCE (Sénat) : entre bonimenteurs
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