FRANCE đŸ‡šđŸ‡” : comment la cocaĂŻne sature le monde de la restauration

« Je prenais une trace avant le service, caché(e) dans les toilettes »

EnquĂȘte – Travail sous cocaĂŻne (2/3).

Des fast-foods aux tables Ă©toilĂ©es, la consommation de drogue est devenue aussi banale qu’inquiĂ©tante dans un secteur rĂ©gi par la quĂȘte de performance, une culture toxique de la fĂȘte et des conditions de travail Ă©prouvantes.

Il y a un an, Florent (dont le prĂ©nom a Ă©tĂ© modifiĂ©, comme celui de toutes les autres personnes interrogĂ©es) dĂ©croche une place de manageur dans un restaurant festif du centre de Paris. Cet Ă©tudiant d’une vingtaine d’annĂ©e espĂšre alors se former aux bonnes pratiques
 et dĂ©couvre que la consommation de drogue est devenue un rouage indispensable au fonctionnement de l’établissement.

« Nous Ă©tions parfois dix ou quinze Ă  nous poser dans le restaurant pour fumer de l’herbe, se souvient-il. Les jeunes de ma gĂ©nĂ©ration prenaient plutĂŽt de la weed, plus accessible. Mais les quadras et la direction, des cadors du milieu, Ă©taient tous de grands cocaĂŻnomanes. Â» Cela alors que les consommateurs de cocaĂŻne, une drogue illĂ©gale dangereuse pour la santĂ©, encourent jusqu’à un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende.

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