MalgrĂ© la crise sanitaire et les nombreuses mesures restrictives de dĂ©placement, les organisations criminelles nâentendent pas abandonner le trafic et cherchent comment sâadapter aux nouvelles conditions imposĂ©es Ă leur commerce illĂ©gal qui leur permet, en temps normal, de fournir chaque mois en moyenne 35 tonnes de cannabis, 2 tonnes de cocaĂŻne, 850 kg dâhĂ©roĂŻne ou encore 500 000 comprimĂ©s dâecstasy.
Dans un document intitulĂ© « Note de situation sur lâimpact du coronavirus sur la criminalitĂ© liĂ©e au trafic de stupĂ©fiants », de la fin du mois de mars, lâoffice antistupĂ©fiants (OFAST) de la police judiciaire revient sur la situation du trafic et dĂ©crit les moyens par lesquels les groupes criminels tentent de contourner les restrictions liĂ©es Ă la crise sanitaire pour continuer Ă acheminer de la drogue sur le territoire français.
Fin des « mules » et des « go fast »
LâOFAST note tout dâabord que « tous les vecteurs par lesquels les stupĂ©fiants alimentent les points de vente sont fortement ralentis ou Ă lâarrĂȘt complet. Cette situation ne permet plus dâacheminer les quantitĂ©s auxquelles le marchĂ© sâĂ©tait habituĂ©. Le contexte de la lutte contre les trafics a ainsi radicalement changĂ©. »
« LâarrĂȘt des importations a interrompu lâarrivĂ©e de grandes quantitĂ©s de stupĂ©fiants qui sont en attente sur le territoire espagnol », souligne lâOFAST.
Câest par exemple le cas des « mules » transportant de la cocaĂŻne au dĂ©part de Cayenne vers la mĂ©tropole, dont le flux sâest totalement estompĂ© depuis le 21 mars, souligne lâoffice.
*Ne serait-ce que pour obtenir des masques, produits totalement lĂ©gaux, et sans risques Ă acquĂ©rir, nous constatons la totale incapacitĂ© des dĂ©cideurs et des services! C’est vrai que les commissions occultes en retour , cela se nĂ©gocie et fait prendre du retard Ă la finalisation du deal!
000000