MalgrĂ© la « guerre Ă la drogue », la mafia de la cocaĂŻne semble infiltrĂ©e plus profondĂ©ment que jamais dans le port dâAnvers. Une enquĂȘte de la rĂ©daction a pu identifier les terminaux les plus vulnĂ©rables, la quantitĂ© de drogue qui transite par le port et les techniques utilisĂ©es par les gangs.
Vendredi 28 aoĂ»t. Le calme rĂšgne dans les bureaux de lâarmateur MSC, situĂ©s Ă un jet de pierre du port dâAnvers.
La plupart des employĂ©s font du tĂ©lĂ©travail Ă cause de la pandĂ©mie de coronavirus. Mais le message vidĂ©o que Marc Beerlandt a diffusĂ© ce matin a fait lâeffet dâune bombe.
Dans la nuit du 25 au 26 aoĂ»t, un collaborateur a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© par la police, ainsi que deux dockers, deux grutiers Ă conteneurs et un agent de sĂ©curitĂ©.
Ils auraient travaillĂ© pour un gang nĂ©erlandais. LâemployĂ© en question, un jeune homme dâĂ peine 25 ans qui travaille au bureau des exportations du dĂ©partement Documentation, aurait reçu, selon les rumeurs, 50.000 euros pour transmettre des informations au gang.
Chez MSC Belgique, câest la consternation.
Câest la premiĂšre fois que le patron sâadresse directement Ă lâensemble du personnel. « Faites appel Ă votre bon sens », a-t-il dĂ©clarĂ©. Le trafic de cocaĂŻne nâest pas nouveau dans le port dâAnvers. Les tentatives des mafias de la drogue pour se rapprocher des dockers sont connues depuis des annĂ©es. Mais le fait quâils aient rĂ©ussi Ă sâinfiltrer jusque dans les bureaux de MSC a rĂ©sonnĂ© comme une sonnette dâalarme.
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