Trafic de stupéfiants et blanchiment ne se sont jamais aussi bien portés
Les abondantes publications des services officiels se glorifiant de rĂ©sultats chaque annĂ©e plus spectaculaires et en hausse constante pourraient laisser penser aux citoyens-Ă©lecteurs lambda que la problĂ©matique drogue qui frappe nos sociĂ©tĂ©s est en passe dâĂȘtre rĂ©solue.
Que nenni! Les drogues circulent librement comme nâimporte quelle marchandise bien qu’elles soient liĂ©es Ă dâautres activitĂ©s illĂ©gales (lâimmigration clandestine, les rĂ©seaux de prostitution, le trafic d’armes), et rien n’est vraiment dĂ©cidĂ© pour contrĂŽler efficacement les arrivages massifs de drogues via le trafic-conteneurs.
Le constat de lâObservatoire GĂ©opolitique des Drogues, est accablant pour les dĂ©cideurs des politiques menĂ©es puisque les quinze derniĂšres annĂ©es ont fait de lâEurope de lâespace Schengen le plus important marchĂ© de drogues de la planĂšte.
Le blanchiment de lâargent issu des trafics a bĂ©nĂ©ficiĂ© de la mondialisation des flux financiers.
Aucune des mesures proposĂ©es mollement pour contrĂŽler le recyclage de « lâargent sale » des trafics, ne sâest rĂ©vĂ©lĂ©e efficace. Lâabsence Ă©vidente de volontĂ© politique pour rĂ©guler les marchĂ©s et la financiarisation de lâĂ©conomie laissent le champ libre au blanchiment. Profitant du laxisme en place, les Ă©tablissements financiers empochent les retombĂ©es lucratives des opĂ©rations de transferts vers des « paradis fiscaux », quâils organisent au profit des gros narco-trafiquants. La drogue est devenue un paramĂštre dĂ©terminant dans lâĂ©conomie de certains pays.
Que font nos services spécialisés?
Jusqu’Ă ce jour, ils n’ont pas dĂ©montrĂ© une rĂ©elle efficacitĂ©, se contentant de retirer du marchĂ©, dans le meilleur des cas, 10 % des drogues illicites qui abreuvent les circuits alimentant la consommation.

