Dans une note établie en février par la cellule analyse et recoupements du centre de coopération policiÚre et douaniÚre franco-belge, les autorités belges ont ainsi avisé leurs homologues françaises que la police néerlandaise avait identifié plusieurs groupes criminels ayant recours à What3Words pour faciliter les livraisons et les réceptions de drogue.
« Les services de police judiciaire [des Pays-Bas], est-il indiqué, attirent notre attention, ayant remarqué lors de surveillances techniques que des organisations criminelles ont détourné le dispositif. Lors de conversations ou mails surveillés, des rendez-vous sont passés avec précision en employant uniquement trois mots de la conversation courante ».
LâintĂ©rĂȘt des trafiquants ? En utilisant des mots du langage courant, dâun usage quotidien, ceux-ci peuvent dĂ©jouer Ă©coutes et surveillances des services spĂ©cialisĂ©s et compliquer singuliĂšrement la collecte de preuves. « Une conversation ou un SMS Ă©voquant des termes parfaitement banals pour Ă©voquer une livraison de drogue peut difficilement incriminer des truands », avance une source policiĂšre.
Lâappli What3Words nâest que le nouvel avatar dâune pratique dĂ©jĂ ancienne des narcotrafiquants, qui ont toujours eu Ă cĆur de prĂ©server la confidentialitĂ© de leurs Ă©changes.