Des pressions convergentes, dont lâintensitĂ© redouble, sâexercent sur les mĂ©dias, le monde politique et ainsi sur nos concitoyens, pour obtenir la lĂ©galisation du cannabis. Elles utilisent de façon rĂ©currente diffĂ©rents arguments que nous allons nous appliquer Ă rĂ©futer.
Triste constat, de 1.500.000 usagers rĂ©guliers qui le consomment au moins une fois tous les 3 jours, dont presque 1.000.000 de consommateurs quotidiens. Cette frĂ©quence dâusage correspond Ă une dĂ©pendance avĂ©rĂ©e, car le THC est une drogue trĂšs rĂ©manente, qui agit trĂšs durablement sur lâorganisme.
Les Français – tous premiers consommateurs du cannabis en Europe
Plusieurs raisons expliquent sa trĂšs forte consommation nationale :
- La large méconnaissance de la loi de prohibition des drogues, surtout diffusée par ceux qui la critiquent ;
- Lâabsence de prĂ©vention Ă©ducative, dĂ©noncĂ©e par lâOEDT (Observatoire europĂ©en des drogues et toxicomanies). Les jeunes français nâont au maximum, durant leur cursus Ă©ducatif, quâune Ă deux heures dâexposĂ© par des fonctionnaires de la Gendarmerie, qui leur prĂ©sentent la loi, les risques encourus Ă y contrevenir, les subterfuges des dealers. Les risques sanitaires sont Ă peine effleurĂ©s par les enseignants des sciences de la vie qui nây sont pas formĂ©s et qui sây intĂ©ressent peu ; et mĂȘme ceux qui sây intĂ©ressent ne peuvent dĂ©velopper un enseignement sur les drogues, car il nâest pas inscrit dans les programmes Ă©ducatifs ;
- La prolifĂ©ration dans les citĂ©s « sensibles » dâune Ă©conomie de la drogue Ă ciel ouvert, qui mobilise dâĂ©normes sommes dâargent. Elle est alimentĂ©e par une immigration au-delĂ des capacitĂ©s dâaccueil de notre pays oĂč le chĂŽmage structurel affecte plus de 3 millions de nos concitoyens ;
- Les 450 tonnes de cannabis qui entrent aisément chaque année sur le territoire national, essentiellement en provenance du Maroc ;
- Lâauto-culture favorisĂ©e par la prolifĂ©ration dans nos villes des « Growshops »
- La propension des Français Ă consommer des psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, antidĂ©presseurs) ainsi que diverses drogues (alcool, tabac, morphiniquesâŠ) ; cette grande vulnĂ©rabilitĂ© nationale aux toxicomanies aurait dĂ» mobiliser les pouvoirs publics, mais les responsables politiques ont laissĂ© filer.
- La magistrature, elle aussi, a laissĂ© filer, submergĂ©e par un nombre croissant de diverses procĂ©dures ; elle a classĂ© sans suite pĂ©nale les affaires qui lui paraissaient mineures relativement Ă d’autres dossiers, avec pour consĂ©quence lâabsence de sanction pour les consommateurs de drogues et pour les dealers. Les peines rarement prononcĂ©es sont faibles en comparaison de celles infligĂ©es dans les autres nations de lâUnion EuropĂ©enne pour ces mĂȘmes dĂ©lits ; en outre et trĂšs frĂ©quemment, elles ne sont pas appliquĂ©es.
- Les rigueurs originelles de la loi de 1970 ont Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement « dĂ©tricotĂ©es », puisquâon en est maintenant Ă lâinfliction dâune simple contravention de 200 euros, en solde de tout compte, (laquelle dâailleurs nâest pas toujours perçue) ; sans inscription sur un registre, ce qui aurait pu contribuer Ă dissuader des rĂ©cidives, par lâaugmentation du montant de la contravention en fonction de leur nombre.
- La police effectuant les investigations et contrĂŽles qui lui sont demandĂ©s se sent dĂ©savouĂ©e par lâabsence de suites judiciaires donnĂ©es Ă ses interpellations.
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