FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Chichon – Haschich – Beuh – Marijuana – herbe – Hasch – Chanvre – Shit – Weed) : des arguments contre la lĂ©galisation du cannabis par le Professeur Jean Costentin

Des pressions convergentes, dont l’intensitĂ© redouble, s’exercent sur les mĂ©dias, le monde politique et ainsi sur nos concitoyens, pour obtenir la lĂ©galisation du cannabis. Elles utilisent de façon rĂ©currente diffĂ©rents arguments que nous allons nous appliquer Ă  rĂ©futer.

Triste constat, de 1.500.000 usagers rĂ©guliers qui le consomment au moins une fois tous les 3 jours, dont presque 1.000.000 de consommateurs quotidiens.  Cette frĂ©quence d’usage correspond Ă  une dĂ©pendance avĂ©rĂ©e, car le THC est une drogue trĂšs rĂ©manente, qui agit trĂšs durablement sur l’organisme.

Les Français – tous premiers consommateurs du cannabis en Europe


Plusieurs raisons expliquent sa trĂšs forte consommation nationale :

  • La large mĂ©connaissance de la loi de prohibition des drogues, surtout diffusĂ©e par ceux qui la critiquent ;
  • L’absence de prĂ©vention Ă©ducative, dĂ©noncĂ©e par l’OEDT (Observatoire  europĂ©en des drogues et toxicomanies). Les jeunes français n’ont au maximum, durant leur cursus Ă©ducatif, qu’une Ă  deux heures d’exposĂ© par des fonctionnaires de la Gendarmerie, qui leur prĂ©sentent la loi, les risques encourus Ă  y contrevenir, les subterfuges des dealers. Les risques sanitaires sont Ă  peine effleurĂ©s par les enseignants des sciences de la vie qui n’y sont pas formĂ©s et qui s’y intĂ©ressent peu ; et mĂȘme ceux qui s’y intĂ©ressent ne peuvent dĂ©velopper un enseignement sur les drogues, car il n’est pas inscrit dans les programmes Ă©ducatifs ;
  • La prolifĂ©ration dans les citĂ©s «  sensibles » d’une Ă©conomie de la drogue Ă  ciel ouvert, qui mobilise d’énormes sommes d’argent. Elle est alimentĂ©e par une immigration au-delĂ  des capacitĂ©s d’accueil de notre pays oĂč le chĂŽmage structurel affecte plus de 3 millions de nos concitoyens ;
  • Les 450 tonnes de cannabis qui entrent aisĂ©ment chaque annĂ©e sur le territoire national, essentiellement en provenance  du Maroc ;
  • L’auto-culture favorisĂ©e par la prolifĂ©ration dans nos villes des « Growshops »
  • La propension des Français Ă  consommer des psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, antidĂ©presseurs) ainsi que diverses drogues (alcool, tabac, morphiniques
) ; cette grande vulnĂ©rabilitĂ© nationale aux toxicomanies aurait dĂ» mobiliser les pouvoirs publics, mais les responsables politiques ont laissĂ© filer.
  • La magistrature, elle aussi, a laissĂ© filer, submergĂ©e par un nombre croissant de diverses procĂ©dures ; elle a classĂ© sans suite pĂ©nale les affaires qui lui paraissaient mineures relativement Ă  d’autres dossiers, avec pour consĂ©quence l’absence de sanction pour les consommateurs de drogues et pour les dealers. Les peines rarement prononcĂ©es sont faibles en comparaison de celles infligĂ©es dans les autres nations de l’Union EuropĂ©enne  pour ces mĂȘmes dĂ©lits ; en outre et trĂšs frĂ©quemment, elles ne sont pas appliquĂ©es.
  • Les rigueurs originelles de la loi de 1970 ont Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement « dĂ©tricotĂ©es », puisqu’on en est maintenant Ă  l’infliction d’une  simple contravention de 200 euros, en solde de tout compte, (laquelle d’ailleurs n’est pas toujours perçue) ; sans inscription sur un registre, ce qui aurait pu contribuer Ă  dissuader des rĂ©cidives, par l’augmentation du montant de la contravention en fonction de leur nombre.
  • La police effectuant les investigations et contrĂŽles qui lui sont demandĂ©s se sent dĂ©savouĂ©e par l’absence de suites judiciaires donnĂ©es Ă  ses interpellations.

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