Pour Michel Claise, « pour casser le trafic, il faut saisir le maximum dâargent et empĂȘcher lâargent de tourner, il faut renforcer les contrĂŽles dans les ports,faire des surveillances indiciaires des dockers, des employĂ©s des systĂšmes douaniers et administratifs, car sans eux, la drogue ne rentre pas.
Il faut aussi poursuivre les professionnels du blanchiment car le trafic ne prospĂšre que si lâargent est blanchi.«
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Et en France que se passe-t-il?
On nous rabĂąche Ă longueur d’annĂ©es depuis sa crĂ©ation par Michel Charasse que le TRACFIN veille...en ayant des visites rĂ©guliĂšres Ă lâĂlysĂ©e
Tracfin peut-il recevoir des dĂ©clarations dâun particulier ou d’un lanceur d’alerte ?
NON. Le dispositif juridique actuel en vigueur en matiĂšre de lutte anti-blanchiment sâapplique exclusivement aux professionnels dĂ©clarants soumis au code monĂ©taire et financier. Il sâappuie sur le recueil et le traitement de signalements transmis Ă Tracfin par les professionnels dĂ©clarant soumis au mĂ©canisme de la dĂ©claration de soupçon.
La loi ne permet pas le traitement par Tracfin des déclarations transmises par les particuliers ou par un professionnel qui ne serait pas visé par les dispositions du code monétaire et financier. De telles déclarations, quand elles sont reçues par le Service, ne sont ni enregistrées ni traitées.
Qui alors ?
Le service a pour mission de recueillir, analyser et exploiter tout renseignement propre Ă Ă©tablir lâorigine ou la destination des sommes ou la nature des opĂ©rations ayant fait lâobjet dâune dĂ©claration de soupçon ou dâune information reçue des professionnels dĂ©clarants, des organismes publics chargĂ©s dâune mission de service public, de lâautoritĂ© judiciaire, des juridictions financiĂšres, des autoritĂ©s de contrĂŽle et des cellules de renseignement Ă©trangĂšres.
Lorsque ses investigations mettent en Ă©vidence des faits susceptibles de relever du blanchiment, Tracfin saisit le procureur de la RĂ©publique par une note dâinformation, celui-ci est Ă©galement informĂ© lorsque les investigations conduisent Ă mettre en Ă©vidence un crime ou un dĂ©lit.
Doit-on comprendre qu’en rĂ©alitĂ©, ce sont les professionnels dĂ©clarants qui sont en rĂ©alitĂ© les grands blanchisseurs qui sont Ă l’origine Ă©ventuellement de dĂ©clarations de soupçons ? Les autres, tous les autres n’existent pas!
Ăa s’est confirmĂ© lors de la dĂ©position de Marc Fievet reçue Ă Fresnes par le dĂ©putĂ© Arnaud Montebourg pour la commission d’enquĂȘtes Peillon-Montebourg sur le blanchiment. La dĂ©position de plus de 3 heures de Fievet a Ă©tĂ© Ă©laguĂ©e, caviardĂ©e pour Ă©viter Ă celui-ci d’ĂȘtre poursuivi pour blanchiment ! Et pourtant, des faits prĂ©cis sur des grandes banques Ă Gibraltar, Rotterdam et au Liechtenstein figuraient parmi les dĂ©positions!
Arnaud Montebourg et François Peillon, Ă la tĂȘte de la mission antiblanchiment de l’AssemblĂ©e nationale, se sont rendus pendant plus de deux ans dans les diffĂ©rents paradis fiscaux, bancaires et judiciaires europĂ©ens pour enquĂȘter sur place .
Ils sont ressortis avec un rapport accablant, mais surtout quelques souvenirs qu’ils n’ont pas consignĂ©s dans la littĂ©rature officielle.
Voici leur rĂ©cit « vrai » d’une mission impossible, qui fourmille de dĂ©tails peu flatteurs sur les pratiques dĂ©mocratiques : au Lichtenstein, ils prĂ©sentent devant le Ministre de la Justice qui essaie de les « endormir » des commissions rogatoires en souffrance concernant Elf ; aux Etats-Unis, un dĂ©tenu leur explique comment il s’est servi de Monaco pour organiser des trafics internationaux liĂ©s Ă la drogue et qu’on l’a laissĂ© sortir d’Europe ; Ă Luxembourg, un tĂ©moin croit pouvoir faire confiance Ă la Justice de son pays pour dĂ©noncer les malversations d’une chambre de compensation (qui fait les virements interbancaires) se retrouve le premier soupçonnĂ© ; en France, le Ministre des Finances propose de changer la loi qui vient d’ĂȘtre votĂ©e lorsqu’on dĂ©couvre des affaires de blanchiment massives dans une grande banque française pour Ă©viter de sanctionner les dirigeants. Etc.
MAGOUILLLES au TRACFIN
Plus fort encore, dans l’affaire Cahuzac, l’agent Olivier Therondel qui voyant le refus de sa hiĂ©rarchie de se saisir du dossier sensible du ministre du budget passa par un blog pour alerter… RĂ©sultat licenciement et en prime 3 mois de prison, tout cela avec la bĂ©nĂ©diction du directeur du Trafin, JB Carpentier.
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En matiĂšre de contrĂŽle
Extraits
Pour la premiĂšre fois, on a rĂ©alisĂ© que la corruption touche toutes les strates de la sociĂ©tĂ©, comme les fonctionnaires. Or cette affaire est la preuve de ce que nous, professionnels, nâarrĂȘtons pas de crier depuis des annĂ©es. Petit Ă petit, cela rentre dans la tĂȘte des politiques, qui se disent quâils ne pourront pas nĂ©gliger le phĂ©nomĂšne, les Ă©lections arrivant en 2024. Jâai eu lâoccasion de croiser deux hommes politiques sur un plateau de tĂ©lĂ©vision rĂ©cemment. Le premier me dit : « Il faut constater que la situation est grave. » Je rĂ©ponds : « Il serait temps. » Le second dit : « Il faudrait vraiment faire quelque chose. » Je rĂ©ponds : « Le simple fait dâutiliser ce conditionnel rend complice de cette situation. » Je lui dis : « Il faut faire quelque chose ! » Il me dit : « Mais en termes de budget, câest trop tard, il faut attendre que⊠» Je le coupe : « Vous vous rendez compte de lâĂ©normitĂ© de ce que vous dites ?!
Pour contrĂŽler le port dâAnvers, il y a six scanners trĂšs performants, il en faudrait vingt. Quâattendez-vous pour en acheter quatorze ? »
Vous avez alors un silence ennuyé
Le premier ministre avait Ă©tĂ© pris Ă partie par un journaliste de RTL Belgique, lui rapportant mes propos : « La situation devient maintenant intenable en termes de corruption. » Il a rĂ©pondu : « Mais quâil le prouve ! » Nous sommes maintenant un an plus tard⊠Que lui faut-il de plus ?
TRANSPORT MARITIME (absence de contrĂŽles): la mĂ©canique des grands ports de lâEurope du Nord
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Depuis de nombreuses annĂ©es ‘Aviseur international’ alerte sur ce sujet, en vain!
Dormez en paix braves gens, nos administrations veillent sur vous !
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Merci, votre tache est gigantesque, votre lucidité vous honore et déshonore ceux qui gouvernent. Je crains une complicité générale tant le gateau est énorme.
je constate une consommation de cocaine aux plus hauts niveaux de l’Ă©tat.
Je vois le maire du Havre, ainsi que le responsable du port de Marseille, et je circule car il n’y a rien Ă voir…..
Bravo et courage
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