FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Magistrats, Douaniers, Gendarmes et Policiers) : du Mont Saint-Michel Ă  la Bidassoa, une nouvelle instance de coordination a Ă©tĂ© créée pour lutter contre les trafics par voie maritime

Pas moins de 750 kilomĂštres de cĂŽtes françaises sur l’Atlantique. Une aubaine pour les trafiquants de drogue internationaux qui utilisent le plus souvent les voies maritimes pour les stupĂ©fiants.

C’est .3 nouvelle aquitaine qui nous annonce que pour lutter contre les trafics par voie maritime, une nouvelle instance de coordination « de l’Arc Atlantique » a Ă©tĂ© créée ce 27 octobre pour permettre plus de collaboration entre les diffĂ©rents acteurs : police, gendarmerie, douane et justice.

EUREKA

L’idĂ©e est d’organiser une remontĂ©e des informations des acteurs du terrain qui permettra une analyse pour plus d’efficacitĂ©. Cet Arc Atlantique a donc Ă©tĂ© créé officiellement ce 27 octobre lors d’une rĂ©union Ă  laquelle assistaient des procureurs gĂ©nĂ©raux, de procureurs de la RĂ©publique, la prĂ©fecture maritime, des gendarmes, policiers et douaniers.

Et Bordeaux est au cƓur du dispositif regroupant des acteurs de Rennes, Poitiers, Bordeaux et Pau. « C’est un bureau de liaison, une coordination entre la juridiction interrĂ©gionale spĂ©cialisĂ©e de Rennes (JIRS) et la JIRS de Bordeaux« , explique FrĂ©dĂ©rique Porterie, la procureure de la RĂ©publique de Bordeaux. « Ă€ Bordeaux, quatre magistrats sont dĂ©diĂ©s Ă  la lutte contre la criminalitĂ© organisĂ©e (trafic de stupĂ©fiant, trafic d’armes, etc…) dont un rĂ©fĂ©rent« . Il s’agit d’une mise en commun des renseignements des forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieures.

Pas moins de 750 kilomĂštres de cĂŽtes françaises sur l’Atlantique. Une aubaine pour les trafiquants de drogue internationaux qui utilisent le plus souvent les voies maritimes pour les stupĂ©fiants.

Ce trafic ne cesse de progresser comme chez nos voisins europĂ©ens. « Anvers, Rotterdam, puis Le Havre, puis Dunkerque, puis Marseille ont Ă©tĂ© des ports dans lesquels les trafiquants ont importĂ© beaucoup de cocaĂŻne« , liste Pierre-Yves Couilleau, Procureur GĂ©nĂ©ral prĂšs la cour d’appel de Bordeaux (JIRS). Mais aujourd’hui, les trafiquants s’adaptent en permanence Ă  chaque fois qu’une livraison est interceptĂ©e, un trafic dĂ©jouĂ©, un rĂ©seau dĂ©mantelĂ©. Souvent bloquĂ©s Ă  Marseille ou au Havre, ils se tournent alors vers d’autres ports de moindre importance. « Nous ne voulons pas subir et nous tentons d’anticiper« , assure Pierre-Yves Couilleau, qui fait partie du personnel mobilisĂ© dans cette coordination.

Et tous en sont bien conscients, comme Pierre-Yves Couilleau, il s’agit d’un travail colossal Ă  effectuer « dans l’ensemble des ports de commerce, ports de pĂȘche, ports de plaisance et mĂȘme des ports accueillant des bateaux de croisiĂšre« . On parle ici de dresser un diagnostic du Mont Saint-Michel Ă  la Bidassoa soit « prĂšs de 640 points d’atterrissages potentiels« , comprenez de lieux oĂč un trafic par voie maritime est susceptible d’accoster.

Les narcos en tremblent déjà !

Port de Nantes – Saint Nazaire

Port de Bordeaux

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