Se dirige-t-on vers de la provocation (Entrapment) ?
Un « tĂ©moin de lâaccusation » Ă©tait fichĂ© comme source, a affirmĂ© hier un gendarme devant la cour dâassises, Ă Aix, en contradiction avec la version dâun enquĂȘteur
« Quelle vie je vais avoir avec les conneries quâil raconte ! ? » AndrĂ© (1) avait lĂąchĂ© cette phrase, devant la cour dâassises spĂ©ciale, Ă Aix-en-Provence, alors quâun gendarme avait affirmĂ© Ă la mĂȘme barre que ce sexagĂ©naire Ă©tait sur le point dâĂȘtre inscrit au fichier des « indics » (2), avant dâĂȘtre rattrapĂ© par lâaffaire Air CocaĂŻne en 2015.
Mais, hier, un autre gendarme a donnĂ© une version diffĂ©rente. « JâĂ©tais lâagent traitant dâAndrĂ©, il Ă©tait inscrit au fichier des sources depuis 2009 ou 2010, a tĂ©moignĂ©, par visioconfĂ©rence, cet officier. Mais personnellement je ne lâai vu quâĂ partir de janvier 2015⊠»
Quel est son rĂŽle dans lâaffaire ?
AndrĂ©, 66 ans, est lâhomme qui a transportĂ© un sac de billets pour « acheter le silence » de Frank Colin (qui utilise cette expression), organisateur des trois vols suspects pour le compte dâun commanditaire surnommĂ© « Rayan ».
Lâargent avait Ă©tĂ© livrĂ©, sur le parking dâun hĂŽtel Campanile de Montpellier, Ă un proche de Frank Colin, alors en dĂ©tention provisoire.
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En matiĂšre dâinfractions Ă la lĂ©gislation sur les stupĂ©fiants
Câest surtout le contentieux des opĂ©rations de surveillance et de livraison contrĂŽlĂ©e de stupĂ©fiants qui a fourni Ă la chambre lâoccasion dâaffirmer sa doctrine et de sanctionner lâopĂ©ration lorsquâelle a Ă©tĂ© montĂ©e de toutes piĂšces par des fonctionnaires dont lâintervention a Ă©tĂ© dĂ©terminante de la commission des faits ; dans cette hypothĂšse, la chambre a rappelĂ© Ă plusieurs reprises que la provocation, par un agent de lâautoritĂ© publique, Ă commettre lâinfraction exonĂ©rait le prĂ©venu de sa responsabilitĂ© pĂ©nale lorsquâelle procĂ©dait de manoeuvres ayant dĂ©terminĂ© les faits dĂ©lictueux et portĂ© ainsi atteinte au principe de loyautĂ© des preuves (30).
Si, Ă lâinverse, lâintervention des policiers nâa pas dĂ©terminĂ© le prĂ©venu Ă commettre les faits, mais quâelle a eu pour seul effet de permettre de constater un trafic de stupĂ©fiants dĂ©jĂ commis et dây mettre fin, lâopĂ©ration est alors rĂ©guliĂšre. Il en a ainsi Ă©tĂ© jugĂ©, par exemple, lorsquâun officier de police judiciaire se fait passer pour lâami dâune personne dĂ©cĂ©dĂ©e par overdose et dĂ©clare vouloir acquĂ©rir de la drogue auprĂšs dâun tiers soupçonnĂ© dâavoir fourni la dose mortelle. Par un arrĂȘt rendu le 24 fĂ©vrier 1999, la chambre a jugĂ© que la preuve rĂ©sultant de cette action ne constituait pas un stratagĂšme ni des manoeuvres dĂ©loyales susceptibles de dĂ©naturer lâopĂ©ration de police et de la rendre illicite (31).
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A reblogué ceci sur Peuples Observateurs Avant Garde Togolaise et Africaine.
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