FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Les drogues – Faits et chiffres): le tabac et l’alcool sont responsables d’environ 130.000 dĂ©cĂšs par an, ce chiffre descend Ă  30 pour la cocaĂŻne et en-dessous de la barre des 10 morts pour le cannabis

Bien que clivante, la question des drogues illicites prend de plus en plus de place au sein du dĂ©bat public en France, et plus particuliĂšrement concernant la lĂ©galisation ou non du cannabis. L’opinion publique est, en effet, trĂšs partagĂ©e sur le sujet : si 50 % se positionnent en faveur d’une autorisation de la consommation du cannabis, l’autre moitiĂ© y est opposĂ©e.

Publié par Statista Research Department,  le 20 oct. 2020

Le rapport qu’entretient la France avec le cannabis est empli de paradoxes : alors que l’Hexagone dispose d’une des lĂ©gislations europĂ©ennes les plus restrictives, en pĂ©nalisant purement et simplement la consommation (Ă  l’inverse d’autres pays comme l’Allemagne qui l’ont dĂ©pĂ©nalisĂ©e, ou encore les Pays-Bas et l’Espagne qui la tolĂšrent et l’encadrent), c’est aussi en France que l’on trouve la plus forte proportion de personnes ayant dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ© cette substance (45 %).

Si le cannabis est, et de loin, la substance illĂ©gale de prĂ©dilection des Français, les autres drogues ne sont pas en reste : la cocaĂŻne arrive en deuxiĂšme position des produits illicites les plus expĂ©rimentĂ©s, suivie par l’ecstasy et la MDMA. Toutes sont en majoritĂ© consommĂ©es par les jeunes de 26 Ă  34 ans.
On dĂ©nombre, par ailleurs, 1,5 million de consommateurs rĂ©guliers d’herbe, preuve que le marchĂ© est florissant.

La valeur du marchĂ© des drogues illicites est en effet loin d’ĂȘtre nĂ©gligeable : elle est estimĂ©e Ă  plus de 2,3 milliards d’euros en France, donc la moitiĂ© est gĂ©nĂ©rĂ©e par le cannabis seul. À l’échelle europĂ©enne, ces chiffres dĂ©passent les 11 milliards d’euros pour la marijuana et atteignent presque les huit milliards pour l’hĂ©roĂŻne.

Et la tendance n’est pas Ă  la baisse : entre 2007 et 2010, le nombre d’infractions liĂ©es au cannabis est passĂ© de 84.000 Ă  107.000, de 4.200 Ă  5.000 pour l’hĂ©roĂŻne et est restĂ© stable pour la cocaĂŻne (environ 4.000).
Seule exception : les drogues de synthĂšse, donc le nombre d’infractions n’a cessĂ© de baisser au fil des annĂ©es, pour atteindre moins 500 en 2010. Cela peut nĂ©anmoins s’expliquer par le fait que de nombreux nouveaux produits de synthĂšse (NPS) apparaissent avant que l’État n’ait eu le temps de lĂ©gifĂ©rer sur leur interdiction. Ainsi, la consommation de certains produits de synthĂšse ne peut ĂȘtre punie par la loi.

Quoiqu’il en soit, un important durcissement de la rĂ©pression des drogues est Ă  constater : si en 2010, environ 36 tonnes de produits stupĂ©fiants ont Ă©tĂ© saisis, ce volume a presque atteint les 101 tonnes neuf ans plus tard.

Pour Marc Fievet, d‘Aviseur International, les volume saisis ne correspondent en rien Ă  ‘un important durcissement de la rĂ©pression des drogues’, mais sont dus Ă  la seule progression du marchĂ© !

Si toutes ces substances ont bien mauvaise rĂ©putation, elles sont loin d’ĂȘtre les plus mortelles : alors que le tabac et l’alcool (considĂ©rĂ©s comme des drogues licites) sont responsables d’environ 130.000 dĂ©cĂšs par an, ce chiffre descend Ă  30 pour la cocaĂŻne et en-dessous de la barre des 10 morts pour le cannabis.

Ce texte fournit des informations générales. Statista ne peut garantir que les informations soient complÚtes ou exactes. En raison de cycles de mise à jour variables, les statistiques peuvent afficher des données plus récentes que celles référencées dans le texte.

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