EXTRAIT
Un rapport confidentiel de la DNRED (Direction nationale du renseignement douanier) et de l’OFAST (lâOffice anti-stupĂ©fiants), que GQ a pu consulter, est explicite : depuis 2014, Ă peine 379 kg de cocaĂŻne ont Ă©tĂ© saisis dans le premier port de France.
Surtout, et pire encore, pas un gramme depuis 2016. Seule une cargaison de 400 kg avait Ă©tĂ© dĂ©couverte par un mĂ©canicien lors de la rĂ©paration dâun navire Ă Fos en 2018. Un bilan Ă©tonnant alors que la production mondiale de cocaĂŻne explose, que les conteneurs ont les faveurs des trafiquants et que les saisies dans les grands ports europĂ©ens, dâAlgĂ©siras Ă Barcelone en passant par Anvers ou Rotterdam, se chiffrent chaque annĂ©e en demi-douzaines voire en dizaines de tonnes.
« Pour les trafiquants, Marseille-Fos reprĂ©sente un important marchĂ© potentiel. Il concentre un trafic de plus dâun million de conteneurs et accueille un des premiers armateurs mondiaux, CMA-CGM », sâinquiĂšte le renseignement douanier dans son rapport de 2019 sur le trafic de stupĂ©fiants dans les ports commerciaux français. Avant de tempĂ©rer les angoisses naissantes : ce « port de destination finale prĂ©sente un degrĂ© de sensibilitĂ© (…) infĂ©rieur aux hubs portuaires tels que le port du Havre ». Sur lâampleur du trafic, il convient nĂ©anmoins de rester prudent. « Les saisies sâavĂšrent assez alĂ©atoires et faibles en nombre, ce qui peut sâexpliquer par un trafic de conteneurs moins important et le nombre limitĂ© de lignes directes depuis lâAmĂ©rique du Sud. » Pour autant, le rapport invite à « sâinterroger sur lâexploitation par les trafiquants des lignes sans transborde-ment en provenance des pays du Maghreb et Ă destination de Marseille-Fos ».
Des lignes jugées « particuliÚrement à risque ».
Et les rĂ©dacteurs de conclure sur les difficultĂ©s Ă obtenir du renseignement, « amplifiĂ©es pour la zone de Marseille-Fos, particuliĂšrement difficile Ă pĂ©nĂ©trer ». « Ăvidemment, de la drogue passe par le port et on en a ratĂ© Ă©normĂ©ment », peste une magistrate du parquet, pointant les obstacles aux investigations : le grand port maritime Marseille-Fos sâĂ©tire sur trois sites et dâimmenses superficies, notamment Ă Fos, et les bureaux des services douaniers chargĂ©s des enquĂȘtes et du renseignement sont Ă lâextĂ©rieur â mĂȘme si 220 gabelous travaillent au quotidien dans lâenceinte du port. » Il faut dire les choses, reprend la parquetiĂšre, on nâa aucun informateur sur les quais. »
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C’est pas Ă©tonnant qu’il n’y ait aucun informateur qui vienne toquer Ă la porte de lâĂchelon de la DNRED de Marseille quand on sait comment la Douane Française a traitĂ© l’un de ses meilleurs infiltrĂ©s !
Marc Fievet AKA NS 55 DNRED est un exemple accablant de la lĂąchetĂ© et du manque d’honneur des DG de la Douane Française puisque malgrĂ© des informations de premiĂšre ordre donnĂ©e Ă la DNRED, la Douane française l’a laissĂ© partir pour une odyssĂ©e carcĂ©rale de 3888 jours en Espagne, Angleterre, Canada et en France.
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DOUANE FRANĂAISE (DNRED â AnnĂ©es 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994): qui est donc Marc Fievet ?


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